1.2 Mes citations

Les citations qui suivent sont des pensées intuitives et cognitives nées au hasard des émotions  qu’engendre mon existence, tantôt paisible, tantôt tourmentée en s’écoulant dans son lit de vie.

(Cet article se lit de bas en haut)

2 - Au fil du temps

 philosophie.jpg

Toutes nos certitudes ne sont que quelques gouttes dans l’océan d’incertitudes que nous devrions traverser pour atteindre les rivages de la connaissance universelle.

Mais comment pourrais-je saisir le contour d’un infini dans lequel je ne suis qu’une particule ?

Si je ne peux savoir qui je suis, je me sens tout de même infiniment plus grand que la petite bulle culturelle dans laquelle la société tente de m’enfermer.

Tout être, végétal et animal, est l’expression d’une expérience s’enracinant au-delà de notre univers et se poursuivant avec chacun de nous.

La vie, dans sa quête de conservation, a inventé la faim pour se nourrir, la peur pour se protéger et le désir pour se reproduire.

La poésie est bien plus que l’alignement de quelques mots. C’est la célébration de la vie qui peut être déclamée dans un simple regard.

La vie s’installe dans le corps qui l’incarne et tel un fluide elle prend la forme de l’esprit qui l’accueille.

Faire de son existence un sanctuaire dédié à la vie, c’est contribuer à sa création et servir son créateur.

On ne fait pas son deuil d’un être cher sans lui aménager une demeure dans notre imaginaire.

Le temps d’un homme est ce petit bout d’éternité auquel il s’agrippe jour et nuit et qui finit tout de même par lui filer entre les doigts.

Si le bonheur est en général à portée de coeur, sa quête peut nous entraîner dans un désert où là, il devient mirage.

L’homme est une écume de vie formée par une vague universelle qui vient mourir sur le rivage terrestre.

Nous vivons enfermer dans un moi qui se renforce jour après jour, jusqu’à ce que la mort le brise et nous libère.

Pour avancer, lève-toi et marche !

Celui, qui bravant la raison, s’engage sur la voie de son propre destin parviendra, sûrement, au bout de lui-même.

J’ai le sentiment d’appartenir à un tout que tente de contester ma raison.

De la Vie je veux prendre tout ce que je peux, mais pas davantage.

L’adversaire le plus dur à vaincre c’est soi-même. Quand on l’a soumis, on peut facilement triompher de ses rivaux.

Sur une étendue de vie aux dimensions éternelles, il m’a été attribué un éphémère carré d’existence délimité par des enceintes que je croyais infranchissables jusqu’à ce que j’eus l’intuition d’être une maille de l’étoffe universelle.

Si l’existence nous enferme dans un espace exigu, la vie nous offre tout l’univers. Mais pour passer de l’un à l’autre, il faudra faire tomber quelques rangées de barrière.

Corpuscule de vie enfermée dans un globule existentiel, je suis, jusqu’à la crevaison de ma bulle et à ma sublimation dans la sphère cosmique.

Si nous voulons avoir accès à l’harmonie universelle, nous devrions alors oublier nos savantes compositions et nous laisser naturellement conduire par notre âme d’enfant.

Lorsque l’on contemple la beauté de la création, nos savantes inventions, apparaissent comme de fausses notes dans cette symphonie universelle.

J’ai l’intuition qu’en étirant la vie, d’une existence, je participe, à travers cet énigmatique poème épique,  à l’écriture d’une œuvre universelle.

En écoutant la musique du film « Out of Africa », il m’est venu à l’idée que sous l’originale symphonie universelle s’harmonise sans doute quelque œuvre géniale d’un compositeur inconnu.

Engendré et inspiré par l’harmonie cosmique, je suis, je vis et j’écris ma partition, tantôt enrichissant tantôt appauvrissant l’œuvre originale.

Si je suis une poussière d’infini qui dure un rien d’éternité, je suis, tout de même, un petit grain de vie dans l’univers.

Ivre du présent, amnésique du passé, je déboule dans le lit du temps et j’échoue dans le futur où mon destin s’est, hélas, effacé.

Si la vie est bien trop complexe pour être contenue dans un quelconque dogme, elle ne peut être davantage réduite à une mécanique simplement compliquée.

Homme, je suis une image fugitive produite par un rayon de vie perpétuel, frappant simultanément un écran atomique et un écran culturel.

Si perçant le mystère de l’univers, la science m’ouvrait un chemin pour remonter jusqu’au temps initial, il me faudrait quand même, couper à travers l’imaginaire pour poursuivre ma route.

Si tu connais tes limites, alors tu sais jusqu’où tu peux arriver, et quand tu es à la frontière, il te suffira de faire seulement un pas pour allez encore plus loin.

Une langue venimeuse peut causer de graves blessures. Celles-ci deviennent incurables lorsque la mémoire est souillée.

Le magicien, en versant quelques gouttes de culture dans un océan de vie, pense avoir fait disparaître celle-ci. En réalité, il  l’a seulement recouvert d’une pellicule d’illusion.

La vie ne s’explique pas mais elle se vit. La vivre pleinement est, sans doute, la meilleure façon de la conter.

Si nous sommes tous, sans distinction de race ou d’espèce, conviés à la célébration de la vie, il semble qu’il faille montrer patte blanche pour prendre part au banquet du monde. 

Après une traversée aussi mouvementée, j’ai davantage besoin d’un long sommeil que d’une nouvelle vie. 

La bouche de l’hypocrite est une sarbacane qui propulse des paroles meurtrières tuant incognito. 

La petite fille de la Voie Lactée, dans sa robe bleue, devait être sacrément attirante pour être l’élue de « Père », parmi tant d’autres. 

« Mère Terre » pensait peut-être que son benjamin avec son intelligence ferait sa fierté, mais sa science, jalousement emballée dans son égo, en a fait sa honte.

Tels deux phares dans la nuit, richesse et beauté dans ce monde, éblouissent jusqu’à rendre aveugle. 

La vie est un mystère que je célèbre à travers mon existence et que je refuse d’étayer par une quelconque bricole pour quelque poussière d’éternité. 

Si un dogme est bien trop étroit pour contenir la vie, comment pourrait-il abriter son créateur ? 

L’homme expliquant l’univers est un peu plus que la fourmi qui communique des informations sur la terre, car il pense. 

La mort m’a tracé un chemin de vie. Un sentier d’amour qui conduit au dépassement de la raison. 

Longtemps avant l’avènement de la parole, le silence était déjà la langue de l’arbre, devenu symbole de la sagesse universelle.

 A cheval sur le verbe, usant des mots comme d’un lasso, le phraseur à l’instar du cow-boy, attrape toutes les bêtes qui s’aventurent sur ses terres.

 De la bouche jaillissent des mots, tantôt miel tantôt fiel, nourrissant ou affamant; tantôt élixir tantôt venin, sauvant ou tuant. Méfions-nous des mots enrobés qui peuvent être simultanément, l’un et l’autre.

Pour jouer sa comédie, il lui fallait une scène et un décor à la mesure de sa mégalomanie. Il s’appropria la Terre et disposa de la nature.

L’évolution est comme un écran de fumée qui nous cache la vraie vie.

Si le voilier avance sous l’action du vent, mais doit être gouverné, de même, l’homme avance sous l’action des sentiments, mais doit être raisonné. 

La plus grande des sagesses est la prise de conscience, qu’en tant qu’homme, on n’est qu’une des innombrables manifestations élémentaires de quelque chose d’infiniment plus grand que soi. 

La vie a inventé l’amour pour sa reproduction et la mort pour son renouvellement. Ainsi contribuons nous tous à l’infini et à l’éternité. 

La vie déborde le vivant à travers lequel elle se révèle. 

On ne choisit pas toujours son destin. Parfois c’est lui qui vous choisit. 

L’homme qui a bien vécu n’a raté, ni sa vie, ni sa mort. 

La vie est comme un iceberg dont la partie émergée ne représenterait que le sensible. 

A force de comédies, l’homme des temps modernes a fini par rendre l’emballage plus attractif que le présent. 

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Ainsi, en est-il de la vie, elle-même. 

Telle une goutte de pluie échouée dans l’océan, mon existence, ainsi, se dissout dans le néant.

L’homme cultivant le plaisir, a fini par transformer les nécessités de la vie en spectacles d’apparence et d’illusion, au point de se couper complètement de sa source. « voulant devenir des sages, ils deviendront des fous »

Quelque soit sa situation, l’amour, comme une boussole universelle scellée en soi, indique toujours la bonne direction. 

La vie a placé l’homme à mi-chemin entre deux  infinis. Il s’est mis en tête de joindre les deux bouts. 

Aucun miracle ne sera plus grand que celui de mon improbable existence.

Que m’importe la vie éternelle! Je suis déjà dans l’éternité de la vie. 

Quelque soit l’évènement, il n’y a que l’instant vécu qui nous est offert. Tout le reste nous est prêté. 

 Sur la scène universelle, notre monde est comme un théâtre dans lequel l’homme, un acteur quelque peu dérangé, prend son rôle au sérieux.

Je suis une particule d’expression fugitive d’un tout infiniment complexe en développement illimité. 

L’homme dans sa quête de vérité a ouvert de nombreuses voies dans l’épaisse forêt de l’ignorance. Seul l’amour peut lui servir de boussole et l’empêcher de s’égarer.

La diversité des cultes traduit l’immensité de la distance qui nous sépare de ce que nous appelons vérité et qui nous fascine tant.

Le voyage intérieur peut conduire jusqu’à la source de vie où la création et le créateur se confondent et où la vérité ne s’explique pas mais se ressent.

Dans les parages de la mort, il n’avait croisé, ni âme, ni esprit mais la vérité silencieuse l’avait instruit. Il voyait désormais dans la diversité des êtres, des stades et des formes d’expressions de la vie en cours de création. 

En remontant en soi, on pourrait peut-être atteindre la source de vie mais ce ne serait pas encore Dieu.

 Toute la culture d’un homme n’est qu’un verni à la surface de l’être vivant qu’il est.

Dans la vie d’un homme il y a trois temps : un temps pour apprendre la vie, un temps pour vivre la vie et un temps pour raconter la vie.

La vie est un tout mystérieux et sacré dans lequel l’homme est un élément d’expression fugace.

Le monde est un spectacle, parfois comique, parfois tragique, dans lequel l’homme est alors un animal travesti.

L’amour est une fibre de vie qui s’enroule autour des cœurs jusqu’à attacher l’un à l’autre, au-delà de toute différence.

On peut échapper à la mort mais on ne peut échapper à sa mort.

Nous avons l’intuition d’une puissance supérieure. Le risque, c’est qu’à force de schématiser celle-ci avec nos symboles humains, nous finissons par perdre la sensation de cette divine essence.

En chaque homme, toute la vie y est contée. Mais pour entendre cette histoire, il faut d’abord faire silence en soi.

J’ai emprunté bien des sentiers de vérité pourtant aucun ne m’a emmené jusqu’à l’être suprême. J’en déduis que ce dernier se situe au-delà de mes pensées et est donc inaccessible à mon intelligence.

La vie est un tout mystérieux et sacré que nous tentons d’observer par le petit bout de la lorgnette que nous offre le savoir.

Je n’ai pas trouvé le chemin du ciel mais j’ai découvert, tout au fond de moi, celui du paradis.

Sur terre, il arrive que l’on passe du paradis à l’enfer en poussant simplement une porte.

L’Eden est en toi femme. Si tu sondes ton âme, tu trouveras enfoui, le secret de la vie.

Nous ne prenons conscience du petit rien qui suffisait à notre bonheur que lorsque nous l’avons perdu.

*

1 – Un temps, sur les pas du christ en Terre Sainte.

christ.jpg

La nuit de la nativité, au ciel, une porte s’est ouverte sur Bethléem pour créer un passage entre Dieu et l’Homme.

Au mont Tabor, la vérité devint lumière pour éclairer, fugitivement, la face cachée de Dieu et révéler à travers le Christ, la source divine de l’homme.

La mer de Galilée, comme un évangile vivant, reflète la vie de Jésus jusqu’à transformer le pèlerin en témoin.

Un courant d’air méphistophélique souffla sur Gethsémani. La petite flamme qui brulait à l’ombre des oliviers, vacilla mais ne mourut point.

Le désert, souvent croisement entre la vie et la mort, en Terre sainte se révéla, un temps, une porte de communication entre la terre et le ciel.

La graine mise en terre à Jérusalem germa et devint un baobab universel dont les branches se déployèrent jusqu’aux confins de la Terre.

 ’ 

Charles-Henri MARICEL-BALTUS

@

Qui est Timoun Kὸlbo ?

Publié dans : ||le 14 février, 2010 |5 Commentaires »

5 Commentaires Commenter.

  1. le 25 février, 2010 à 20:38 NAINAN écrit:

    Magnifique!!!

    Merci !

    Il est impossible de rajouter autre chose.

    Répondre

  2. le 24 juillet, 2011 à 1:03 carene écrit:

    super j’ai beaucoup apprécié. Merci

    Répondre

  3. le 24 juillet, 2011 à 5:04 chhmaricel écrit:

    Merci beaucoup

    Répondre

  4. le 27 juillet, 2011 à 3:01 Georges écrit:

    Je suis revenu pr te dire que c’est un excellent travail que tu as fais là

    Répondre

  5. le 28 juillet, 2011 à 4:56 chhmaricel écrit:

    Merci pour ces commentaires que je reçois comme une force pour la poursuite de ce travail.

    Répondre

Laisser un commentaire

PLAISIR DE LIRE , DESIR D'E... |
Histoires, contes, nouvelles |
DEMBELE MOUSSA |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | amazonelibre
| Poèmes, citations, toutes m...
| Poèmes, muse