2.1 Le paradis terrestre

leparadisterrestre21.jpg 

Un recueil de poèmes qui rappelle mon héritage religieux et mes premières certitudes. Il  évoque l’espoir que notre terre d’origine édénique (pour le moi d’alors) retrouvera sa beauté première lorsque l’homme cessera d’y être le maître. Cet ouvrage comporte quatre parties :

-          Empreintes : À travers quelques éclats de paradis qu’offre mon île, la Guadeloupe, je suggère la beauté de la nature et j’essaie de faire partager l’idée d’une terre paradisiaque.

-          Plaies : Quelques catastrophes dont la plupart humaines, évoquent les plaies qui défigurent notre monde et donnent parfois à la vie, une image si cruelle

-          Déchirements : Le développement de l’intelligence a entraîné chez l’homme un éventail de sentiments complexes, source de contradiction et de déchirements qu’expriment ces textes.

-          Déclin et espoir : L’homme prolonge sa perception de la vie au-delà de son existence terrestre, transformant sa fin en renouvellement. Inspirés de la Bible quelques poèmes tentent alors de jalonner l’histoire sainte.

« Le paradis terrestre » est quasiment épuisé. Mais on peut tout de même l’acheter sur Internet via Priceminister (voir lien d’achat dans la barre de menu ci-contre)  ou directement auprès de l’auteur. Il me reste en effet quelques exemplaires.

@

EXTRAITS

 Empreintes

Fragments de paradis

 

A l’aube de la vie

Ces lieux étaient bénis.

Là une grande terre

Vivait en solitaire.

Charmeur, un océan

Venait baigner ses flancs.

Inlassables, les eaux

Flattaient sa dure peau.

Une telle tendresse

Et ces flots de caresses

Faisaient naître les plages,

Sublimes paysages.

Là flottaient dans les cieux,

Un merveilleux drap bleu

Auguste couverture

Sans trace de souillure.

Dans ce beau paradis

Heureuse fut la vie

Sous le regard des dieux,

Seuls habitants des lieux..

Puis vinrent les humains

Et commença la fin.

Ils furent si odieux

Qu’ils fâchèrent les dieux.

Alors le paradis

En miettes fut réduit

Et des fragments de terres

Jonchent depuis nos mers.

Ainsi sont nées les Saintes,

Eclats de terre sainte.

 

Plaies

Le cri de l’injustice

 

Un long gémissement

Venant d’un coin du monde

Echoua au firmament

Porté là par quelque onde.

Le ciel fut secoué.

Les cantiques cessèrent.

La plainte identifiée

Venait depuis la Terre.

Dépêchés sur les lieux,

Des anges enquêtèrent.

De retour dans les cieux

Voici ce qu’ils contèrent.

Chaque jour avant l’aube

Et jusqu’au crépuscule,

Des humains à leur job

Œuvrent comme des mules.

C’est la vie que certains

S’étant proclamés « Maitres »

Imposent à leurs prochains

Qu’ils mettent au rang des bêtes.

Pour justifier leur crime

Ils invoquent les races

Et placent sur la cime

La seule blanche race.

La chose la plus laide

Fut de loin l’esclavage.

Aujourd’hui l’Apartheid

Sévit à son image.

Dieu blessé mais serein

Interpella le Terre

Dont les actes vilains

Consternent l’univers.

« Où étais-tu humains

Quand la vie a germé

Dans ces lieux alors seins

Selon ma volonté ?

Où étais-tu humain

Quand ton ancêtre Adam,

Le fruit de mes desseins

Surgissait du néant ?

Dis-moi alors humains

Que connais-tu des races

Pour lier leur destin

A une loi des classes ?

Malheur à toi humain

Qui exploite ton frère

Pour servir tes desseins

Discréditant la Terre ».

  

 

Déchirement

Châtiment

 

Ce matin, la douleur

A terni les couleurs,

Si belle de ma vie.

@

Faudrait-il que je pleure

En ce jour de malheur,

Quand coupable, je suis ?

@

A dieu même, j’ai peur

De confesser pour l’heure

Le péché qui me nuit.

@

Il faut bien que mon cœur,

Cependant au seigneur,

S’ouvre et se purifie.

@

Le plaisir est un leurre

Qui cause nos malheurs

Et pourtant nous séduit.

 

Déclin et espoir

L’étoile du berger

 

Depuis sa chute en Eden

Il portait sa lourde peine,

Languissant sous le soleil

Avec un fardeau pareil.

Il erra dans cette vie,

Trottant comme une brebis

Qui cherche, désemparée,

Les traces de son berger.

Alors Yahvé, compatissant,

Se souvint de cet enfant.

De son fils il s’est privé

Pour ramener l’égaré.

La Judée, en ce temps-là,

Attendait un puissant roi

Qui détrônerait césar

Et s’octroierait le pouvoir.

Pourtant quand brilla l’étoile

Au-dessus de l’enfant mâle,

Cette nuit-là, les humains

Ne s’aperçurent de rien.

Ainsi naissait le berger,

L’envoyé du dieu Yahvé,

Pour conduire ses brebis

Vers un nouveau paradis.

Comme il est venu sans char,

Il fut traité sans égard.

Il n’avait pas de trompette,

On ne lui fit point fête.

Mais ce jour-là, la lumière

Avait jailli sur la Terre

En déchirant les ténèbres

Comme une étoffe funèbre.

 

@

Qui est Timoun Kὸlbo ?

Publié dans : ||le 18 avril, 2008 |2 Commentaires »

2 Commentaires Commenter.

  1. le 28 février, 2009 à 15:54 Garnier Francius Franciane écrit:

    Je fus émerveillée en lisant ces extraits.
    Ils nous entrainent dans une douce cadance qui nous attire vers la suite .Les lignes précédentes nous tiennent en haleine pour la fin du poème .

    Répondre

  2. le 2 février, 2012 à 15:12 MARICEL écrit:

    LE cri de L’INJUSTICE 2

    Malheur à toi humain qui exploite ton frére
    pour servir tes dessins discréditant la terre

    Mon dieu c’est pur réalité ce qu’il écrit. Que tes écrit ne meurent jamais et qu’ils soient éternel.

    Répondre

Laisser un commentaire

PLAISIR DE LIRE , DESIR D'E... |
Histoires, contes, nouvelles |
DEMBELE MOUSSA |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | amazonelibre
| Poèmes, citations, toutes m...
| Poèmes, muse