Archive pour la catégorie '3 Karukera'

La trace de la rivière Quiock

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En face de la maison de la forêt, coulant le long d’une trace portant son nom, la rivière Quiock, s’invite à la ballade en s’entortillant autour du sentier, obligeant souvent le promeneur à un contact charnel.

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Certains pour échapper à ces caresses qu’ils trouvent manquer de chaleur, tentent une traversée à sec avec la complicité des pierres émergeant, ça et là, à la surface des eaux. Mais celles-ci ayant depuis longtemps compris le stratagème, de temps en temps, gonflent et montent immerger les rochers qui squattent leur lit pour y déposer un duvet humide et glissant. Celui-ci prompt à se débarrasser de tout intrus décourage plus d’un promeneur à venir y poser les pieds. 

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Au milieu d’un champ de pierre gît parfois une carcasse de colosse déchouqué, offrant un appui providentiel au passant qui tente d’échapper aux attouchements non consentis. 

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Pour les cœurs plus volontaires, au contraire, ces caresses furtives sont comme une invitation à venir partager, dans l’un des nombreux bassins offerts, l’ivresse de cet amour hors du commun que vivent un sentier de randonnée et une rivière qui s’enlacent plus d’une vingtaine de fois. Le promeneur qui saura se laisser entraîner jusqu’au bout de cette idylle, en sortira, lui-même, complètement sous le charme et n’aura qu’une hâte, celle de le revivre.

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Publié dans:3 Karukera |on 26 juin, 2008 |Commentaires fermés

Autour de la maison de la forêt

A proximité de la Maison de la forêt, un sentier de découverte donne accès à un musée à ciel ouvert qui expose des oeuvres bien vivantes. Pendant près d’une heure, on avance en s’attardant au pied de ces géants qui daignent à peine vous jeter un regard, du haut de leur vingtaine de mètres. Un acomat boucan, visiblement vedette des lieux  vous oblige à une pose photo. Juste à ses côtés une énorme liane d’eau s’enroule autour d’un autre géant pour gagner la canopée. A l’arrivée, la rivière Bois David chuchote inlassablement à vos oreilles pour attirer votre regard vers ses envoutants bassins d’eau fraîche. 

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Publié dans:3 Karukera |on 27 avril, 2008 |Commentaires fermés

Le paradis terrestre

( Textes extraits du recueil de poèmes)

L’Une dame

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De toutes nos grand-mères

Tu es la plus belle,

Mais aussi la plus capricieuse.

Sous ton vaporeux drap blanc

Tu peux rester cachée pendant des lunes,

Et si un souffle indiscret soulève la couverture,

Mettant à nu ta beauté,

Tu te recouvres aussitôt.

Tant pis pour les yeux affamés

Qui savouraient déjà leur proie.

Certains jours,

Le soleil à son réveil te surprend sans ton voile.

La chaleur de son regard

Et les douces caresses de la brise matinale

Te font oublier quelques fois de te recouvrir.

De temps en temps, hélas,

Tu te réveilles mal lunée.

La Basse-Terre apeurée, tremble

Et s’inquiète des lendemains.

Sa jumelle solidaire doit lui tendre la main.

Ta colère cependant rend ta beauté

Encore plus éclatante.

.

Le château des Dieux

 pointe-des-chateaux

Dans un coin sur mon île

Un écrin où s’empilent

L’or, l’argent et les perles,

Mes yeux ont découvert

Un sculptural joyau

La pointe des Château.

De ses doigts l’océan,

De son souffle le vent,

De son œil le soleil

Flattent cette merveille.

La nuit, la Désirade

Lui fait de douces œillades.

On conte que les dieux,

Autrefois, en ce lieu,

Venaient tenir conseil.

Depuis lors le soleil,

De cet astral éden,

En a fait son domaine.

En humble spectateur,

De ce lieu enchanteur,

J’ai installé ma tente

Et dormi dans l’attente,

D’admirer le soleil

Le matin au réveil.

.

Fleur des Caraïbes

MG

Ce matin,

 Un épais drap gris recouvre le chapelet d’îles.

Sur la mer mal réveillée, un bateau file.

Grondé par le tonnerre,

Giflé par le vent,

Battu par les vagues,

Tel un amoureux,

Il fonce imperturbable sur Marie-Galante.

Là-bas

Une foule anxieuse scrute l’horizon effacé.

Quand,

Surgissant de l’enfer,

L’arche atteint le paradis,

Les cœurs se réchauffent

Et les mots se libèrent.

Si les jours sans soleil

Et les nuits sans lune,

La traversée n’est pas rose,

Ce n’est là que l’épine d’une rose.

Cette fleur, détachée de sa branche

Batifole dans des eaux caressantes.

Le soleil,

Charmé par sa beauté lui fait une cour assidue.

Mais l’alizé jaloux,

Dans ses mauvais jours

S’enivre de cocktails orageux .

.

Crépuscule d’or

Pte-Noire 3

Le ciel est un tissu incandescent,

Et la mer  un miroir qui réfléchit des rayons rougeoyants.

Pardessus sa robe verdoyante,

La Belle Hôtesse porte un voile tissé de fils d’or.

Des coffrets débordant de bijoux rayonnants

S’étalent à ses pieds.

Ce spectacle envoûtant ne dure guère longtemps.

Le son d’une cloche qu’une brise légère transporte

Annonce l’angélus.

Et déjà l’or noircit.

Quand, là-bas

L’horizon aura fini de croquer la galette solaire,

Le feu s’éteindra

Et les cendres crépusculaires

Envelopperont la corniche d’or.

 

Publié dans:3 Karukera |on 17 avril, 2008 |Pas de commentaires »

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