Archive pour la catégorie '2 Evenementiel'

Les Vanillers

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Les Vanillers est un club du troisième âge situé à Pointe-Noire et dirigé par Gérarnette Lesueur. Dans son local, à la rue Dèlgrès, elle organise de nombreuses manifestations culturelles et artisanales à destination de ses membres, tous retraités.

Le mardi 8 décembre 2015 l’association « Timoun Kolbo » s’est rendu au local de l’association pour une initiation au théâtre de lecture. La vingtaine de participants présents ont travaillé  sur le texte « Le frére noël » élaboré par Charles-Henri MARICEL-BALTUS.

Ce texte composé de répliques et de cantiques met en scène 7 lecteurs qui se sont appliqués pour raconter cette histoire aux autres participants. L’exercice a été si bien accueilli qu’il a été retenu pour les spectacle de noël prévu dans une quinzaine de jours.

Nous avons passé deux agréables heures avec nos aînés qui nous ont étonnés par leur engagement et leur dynamisme.

Publié dans:2 Evenementiel |on 12 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

Médiathèque de Vx-Habitants

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Le vendredi 12 juin 2015 Charles-Henri MARICEL-BALTUS a présenté « La vie en face », le deuxième roman de sa trilogie romanesque sur l’évolution de la société guadeloupéenne.

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La petite salle de la médiathèque de Vieux-Habitants, organisatrice de la manifestation, n’a pas fait foule mais a accueilli un public généreux et sympathique.

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Le débat était conduit par Frantz GERAN qui avait à l’évidence fait un intéressant travail de recherche sur l’auteur. Le décor fut planté par une courte biographie de l’intéressé et un survol de son œuvre. Le public a pu ainsi suivre Charles-Henri MARICEL-BALTUS dans sa quête de sens  à travers les cultures de l’humanité.

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Le roman fut ensuite ouvert et présenté en trois parties conformément à l’organisation de l’ouvrage. Un bref résumé et des lectures d’extraits suivis d’un débat souvent animé a permis, en à peu près 2h, de traverser du début à la fin un récit d’actualité et parfois philosophique.

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-          La tragédie de Maud a soulevé de nombreuses questions sur les dangers d’internet pour un public non averti sans pour autant remettre en question l’utilité d’un tel outil à notre époque.

-          Le voyage de Talli en Terre Sainte et son questionnement sur le sens de la vie ne pouvait en période de doute, laisser l’auditoire indifférent.

-          L’auteur n’a pas eu de mal à entraîner l’assistance dans ses interrogations sur la société guadeloupéenne et en particulier sur son devenir.

Après une intervention de Mme DANDE représentant la municipalité, Marga LETIN la Directrice de la Médiathèque a clôturé la soirée  en remerciant chaleureusement tous les participants à cette manifestation.

Bibliographie

Nombre de personnes ont voulu aller plus loin en se procurant les ouvrages de l’auteur.

Publié dans:2 Evenementiel |on 10 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

Tèt kolé

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L’association La Luciole présente « Tèt kolé » la dernière pièce de Charles-Henri MARICEL-BALTUS mise en scène par Harry BALTUS assisté de Nelly BOROMEE

En à peu près une heure trente, dans une ambiance complètement désopilante cette comédie-dramatique vous entraînera à l’intérieur de la société, là où d’ordinaire on se contente de surfer sur l’info médiatique.

Dans une famille un peu déjantée une adolescente, Marly, tente en vain de se faire entendre des siens. Mais seule la rue fera écho à ses appels. Elle glisse et dérape. D’élève en difficulté elle devient délinquante malgré elle. Sa défunte grand-mère semble désormais la seule  à pouvoir l’arrêter dans sa chute mortelle. Mais y parviendra-t-elle ?

Pour tout savoir je vous invite à découvrir cette pièce, à la fois comique et tragique et qui de ce fait donne du plaisir tout en suscitant la réflexion au sujet de problématiques qui sont au cœur de notre société.

La Luciole vous attend, le vendredi 1er mai à 19h à l’espace Yves Rémy à Pointe-Noire, le vendredi 8 mai au Ciné-Théâtre du Lamentin, le samedi 16 mai à la salle Georges Tarer à Pointe à Pitre, le mardi 19 mai à la salle Robert Loyson au Moule, le vendredi 29 mai à l’Auditorium de Basse-Terre.

Pour satisfaire aux nombreuses demandes exprimées par la population de Pointe-Noire, Tèt Kolé revient à l’espace Yves REMY le mercredi 8 juillet 2015 à 19 heures.

Vous pourrez découvrir ou redécouvrir les comédiens dans leur rôle respectif :

Neddys DESCOTEAUX, Marly une adolescente

Rosiane JEAN-VOLDEMAR, la mère Doun

Hellin ANGOLE, le père Kòk

Girard JEAN-VOLDEMAR, konpè Wowo un ami de Kòk .

Jean-François ANNEROSE, un jeune en difficulté

Yasmine BALON, Flòr une jeune en difficulté

Ali GAMIETTE, Blokoto un ami de Kòk

Roger MARECHAUX, le Principal

Ingrid BOMBO, le professeur

Turenne RAABON, le commissaire

Alex ALIANE, le médecin

Lucienne JEAN, la grand-mère

La troupe

Publié dans:2 Evenementiel |on 29 avril, 2015 |Pas de commentaires »

La Luciole 1964-2014, 50 ans de lumière.

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Au temps où les dieux aménageaient la Terre, tandis que l’Amérique s’étirait entre les deux pôles, telles des épines dorsales d’un poisson corallien, un chapelet d’îles se dressa à la surface des eaux pour former le bassin des Caraïbes.

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Papillon sculpté par quelque sirène amoureuse, Karukéra déploya ses ailes exhibant aux yeux des mondes la corniche d’or, étrenne du Dieu Soleil. Des roches couleurs d’ébène, semence de volcans en chaleur, s’incrustèrent dans l’écrin forestier riche des essences telles que, mahogany, acajou rouge, courbaril, résolu, laurier rose qui en nombre se dressaient majestueusement pour recevoir l’élixir solaire. Une eau cristalline émergeant des entrailles de la terre donna naissance à une palette de rivières qui de Petite-Anse à Colas s’évertuèrent à rendre la terre fertile. La mer pour se reposer enchâssa dans la côte rocheuse des lits de sable fin. L’Eden pointe-noirien était prêt à accueillir ses premiers hôtes. Le tapé et le scieur de long s’installèrent en maître des lieux.

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Une myriade de lunes plus tard à la faveur des tsunamis historiques sur les rives de l’île aux belles eaux, des hommes furent rejetés. Amérindiens échoués, Européens accostés, Africains déchargés, Indiens transportés. Un « zagalakatéléman » racial que le temps s’échina à mélanger pour former un peuple métissé. Pointe-Noire, Eden pour certains, Hadès pour d’autres mais Terre Promise pour tous se mit en quatre pour accueillir tous ses enfants.

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A force d’agitations le mélange finit par se dissoudre dans une vapeur post-esclavagiste et forma ici et là quelques lueurs évanescentes. Quelques « sosyétés » telles que l’holliday’s club, l’aurore, le Foyer culturel, la société sportive pointe-noirienne et quelques autres eurent le mérite de jeter sur  des consciences groggys les premiers éclats lumineux sans toutefois provoquer l’aurore culturelle espérée.

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Au début des années soixante tandis qu’à l’Ouest une étoile se levait pour guider quelques pionniers de la communauté sportive, un klendenden monta de la savane. Il jetait tout autour de lui des étincelles de culture créoles perforant l’obscurité coloniale et annonçant l’aube culturelle que tous inconsciemment attendaient. Ainsi naissait La Luciole.

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Comme pour tout nouveau né, il fallut des géniteurs. Louise Perrier-Latour, Yves Rémy, René Philogène, André Garnier, Max Rancé avec d’autres prirent conscience de la nécessité d’agir pour tenter d’homogénéifier cette société composite. Ils imaginèrent un liannaj culturel et devinrent ainsi les parents fondateurs de la Luciole. L’acte de naissance fut dressé le 11 juillet 1964.

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Encouragé par ses pères, la nouvelle venue s’anima et vola de création en création pour tantôt adoucir les cœurs, tantôt éclairer les esprits. Ceux qui l’avaient conçu espéraient dissiper l’obscurantisme qui parfois enveloppait les communautés. Des activités culturelles virent le jour. Après-midis récréatives, soirées dansantes, défilés carnavalesques et sorties, surprirent plus d’un puis émerveillèrent bon nombre avant d’entraîner la foule. La Luciole devenant populaire s’émancipa. Des expositions mettant en lumière l’artisanat local telles que la peinture, la photographie d’art où même le journalisme, réveillèrent des talents jusque là en hibernation dans des âmes assoupies.

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Si la Luciole est le fruit d’une réflexion commune, un homme va particulièrement contribuer à sa réussite. De Président il devint père en faisant d’elle sa fille. Pendant plus de trente ans il l’accompagna à tous ses rendez-vous, aussi bien culturels que sportifs, en se dépensant sans compter pour l’emmener de succès en succès. Vous l’avez tous reconnu. Il s’agit bien sûr du Président Yves Rémy qui nous accueille et auquel on ne peut s’empêcher de faire un petit clin d’œil.

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Yves REMI et René PHILOGENE firent de l’émancipation de l’homme guadeloupéen la raison d’être de la Luciole. Hommes aux tempéraments complémentaires ils s’employèrent à sortir des sentiers battus en innovant avec des actions qui pouvaient déranger quelques uns, confortablement installés sur leur chaise à porteurs. Ce fut particulièrement le cas dans le domaine culturel où il fallut défricher la pensée collective pour planter de nouvelles idées. C’est ainsi qu’à une époque où nous étions encore arrière petit-fils de gaulois, ils contribuèrent à faire entrer l’histoire de la Guadeloupe dans la société à travers des manifestations telles que le théâtre. La pièce  « Menm baye, menm konba », écrite et produite par René PHILOGENE en est une vivante illustration. Cette pièce qui relate une période majeure de l’histoire de la Guadeloupe arracha de l’ombre de la colonisation la figure emblématique du colonel Delgrès  dont l’épopée en émut plus d’un. Des représentations telles des coups de projecteur sur la conscience collective furent données dans diverses villes du département. Le succès finit par déborder notre île pour atteindre les rives de la Martinique. Au fil des représentations des anecdotes avaient fleuri, certaines plus pimentées que d’autres, surtout lorsqu’elles tournaient autour des feu Gros Jacques ou autre Bardochan.  Aujourd’hui encore, il n’est pas rare qu’un reflux fasse remonter de quelque entraille un hoquet picotant.  Nos défricheurs de conscience avaient fait d’une pierre deux coups. Par le truchement du théâtre, ils avaient sortis des sous bois coloniaux les pères mêmes de la liberté, et de la rue, les anonymes qui allaient les représenter. Quelques années plus tard avec « Sonjé », autre interprétation historique, de nouvelles graines d’acteurs sont venues enrichir le terroir. C’est ainsi que Laura PERRIER-LATOUR fut révélée au public dans le rôle de la « Mulâtresse Solitude ». Mais emportés par leur élan, nos pionniers n’en restèrent pas là. Avec d’autres ils caressèrent l’idée de faire sortir la Guadeloupe de son isolement dans la Caraïbe. A une époque où la plupart des chemins qui partaient de Guadeloupe menaient non pas à Rome, mais à Paris, ils prirent l’initiative de tracer quelques raccourcis dans le bassin caribéen. Des barrières artificielles, tombèrent le temps d’une rencontre sportive ou culturelle avec un voisin anglophone. Dans le même temps des passerelles relièrent les imaginaires permettant de découvrir à travers l’adaptation théâtrale une œuvre telle que « Gouverneur de la rosée » de l’Haïtien Jacques Roumain.

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Mais la Luciole, esprit précoce après une émancipation culturelle rapide dévoila très tôt ses capacités physiques à travers l’expression sportive. Dans sa frénésie elle toucha à différents ballons mais se saisit d’un seul. Guidée sans doute par quelque dieu du sport elle préféra le basket à d’autres disciplines telles le volley-ball ou le hand-ball. Dès 1967, la première équipe masculine voyait le jour avec des joueurs tels que Gérard Perrier-Latour, Edouard Rousseau, Roland Désirée, Max Rancé, Alain Rancé, Guy Haguy, Julan Jolo surnommé Poppy, Georges-Henri Iscaye dit Toto, Jacques Labry et quelques autres. José MISHER qui ne craignait sans doute pas d’incarner l’esprit du kledenden accepta de prendre la direction de ce rassemblement pour le mener vers des lendemains qui chantent. Et de fait, gravissant les marches plus vite que prévue l’équipe, l’année suivante remporta un tournoi organisé par la ligue de basket et passa dans la division supérieure. Peu de temps après une équipe féminine lui emboita le pas. Mesdemoiselles Marie-Cécile Cayol, Jacqueline Rousseau, Josiane Perrier-Latour, Marie-Louise Rousseau pour ne citer que celles-là expérimentèrent à leur tour l’ivresse de la compétition.

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S’abreuvant des années qui s’égouttaient la Luciole s’épanouit jusqu’à s’imposer dans le paysage du basket-ball guadeloupéen, jalousement gardé par une élite citadine. Dans les années quatre-vingt, les frères Rousseau imposèrent leurs empreintes au club. Celui-ci alors tutoya les sommets avant de s’y poser en 1988, année où il gagna tout ce qui tout ce qui avait été organisé. Le championnat de la Guadeloupe, la coupe de la Guadeloupe et la coupe France-Antilles étant parmi les plus convoités. Un des joueurs emblématiques « Bozo » alla même jusqu’à déclarer « menm sé on pòt a yaout yo mèt en jé nou sèten gagné-y ». C’est d’ailleurs cette année-là que, pour la première fois, une équipe antillaise remportait une victoire sur le territoire national à Saint-Aman Les Eaux. Il s’agissait de la phase finale du championnat de France de national 4. La Luciole sortit à la troisième place et ouvrit du même coup un passage transatlantique au basket-ball guadeloupéen.

Entretemps José MISHER  appelé à d’autres occupations avait été remplacé par Calvin BRYANT mais les victoires telles des perles continuèrent à s’enfiler dans le temps qui s’allongeait tandis que la vitrine du club s’emplissait de l’éclat des mille feux que projetaient les coupes qui se multipliaient avec les années.

En ce cinquantième anniversaire voulant sans doute nous rassurer quant à l’avenir du club, les équipes sportives ont marqué la saison 2013 – 2014 d’un faisceau d’empreintes victorieuses. Chacun est allé de son éclat lumineux, de l’école de basket masculin jusqu’aux séniors qui sous la direction de Guy Rousseau ont terminé premier du championnat de deuxième division et ont signé d’ores et déjà leur retour en division excellence.

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La maturité culturelle atteinte, ses créations se diversifièrent allant jusqu’à déborder Pointe-Noire pour se répandre dans l’archipel guadeloupéen. Entretiens-débats, rencontres littéraires, dîner poétique ont été créés, imprégnant espaces public et privé d’un halo culturel. Mais dans ce foisonnement artistique le théâtre se maintint toujours à la bonne place. Au milieu d’une riche production, « La vie en face », une adaptation du roman de Charles-Henri MARICEL-BALTUS par René PHILOGENE connut en 2010 un succès régional. Avec une pièce en moyenne par an et un accompagnement privilégié de l’Artchipel, la Luciole devint une pépinière de nouveaux talents. Aux côtés des comédiens se sont élevés des écrivains et des metteurs en scène telles Ghislaine BISSECK ou Nelly BOROMEE-MIGEREL.

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Après une trentaine d’année passée à la tête de la Luciole et 2 faux départs Yves REMY, sans doute la mort dans l’âme choisit de se mettre en retrait. Et la Luciole, telle une orpheline dut s’habituer, non sans mal, aux  successeurs de son père de président, près d’une dizaine en 20 ans. Parmi eux Lucette COGNET, la seule femme qui en exerçant de 1994 à 1996 resta dans la moyenne et marqua de son empreinte féminine son passage à la tête de l’association.  D’autres nous regardent aujourd’hui de loin. C’est le cas de Jean-Elie BARDOCHAN et de Claude GAUTHIER qui cheminent dans l’autre monde aux côtés d’Yves REMI … Joseph SALMIER, Raoul CETOUT, Josée NEREE, Michel GREGOIRE, Tony SINIVASSIN et Xavier DESPLAN viennent compléter une enfilade de Présidents qui, chacun à son rythme, a su mener contre vents et marées, la Luciole jusqu’en 2014 pour nous faire vivre ce cinquantième anniversaire.

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50 ans c’est l’occasion pour nous de marquer le pas et de prendre un temps de réflexion. En1964, l’année de naissance de notre association l’homme guadeloupéen avait un impérieux besoin de se construire. Arrière petit fils d’esclave il avait, malgré lui, accumulé beaucoup de retard par rapport à la marche du monde. Sachant assez mal d’où il venait, il lui était alors impossible de connaître où il était et encore moins où aller. Aujourd’hui il a résolu deux de ses problèmes. Il sait d’où il vient et à peu près où il est. Dans cette nécessaire quête identitaire, la Luciole peut se réjouir de lui avoir donné un discret « palkonduit »

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Si aujourd’hui notre passé s’est éclairci, notre futur est toujours aussi opaque qu’au début si ce n’est davantage. Pris dans la dynamique d’un monde en déboulé nous fonçons à tombeau ouvert vers on ne sait quelle destination. Etourdit par les plats de pacotille qui nous sont servis à tour de bras, nous semblons aveugle à nos richesses naturelles et encore davantage aux menaces qui pèsent sur elles. Dans notre Eden créole où à l’origine le fruit défendu ne semble pas avoir pris racine, il est grand temps de nous lancer dans une chasse au trésor afin de cueillir les merveilles de la vie qui pourraient largement suffire à notre bonheur.

Si le klendenden veut bien nous servir de guide dans l’exploration de notre Cité d’Or, par ces temps d’éblouissement virtuel, ses petits éclats lumineux naturels seront la bienvenue.

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Programme

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Charles-Henri MARICEL-BALTUS (04/07/2014)

Contribution photographique: Edouard P-LATOUR

 

 

Publié dans:2 Evenementiel |on 12 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

Débat sur notre devenir

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La vie au fil des temps poursuit sa percée dans l’univers littéraire guadeloupéen en suscitant critiques et interrogations. Il est rare en effet de trouver dans nos régions des ouvrages qui projettent la société sur l’écran du futur. En revanche nous avons beaucoup écrit sur le passé, et c’est normal car il était fondamental pour nous de traiter en priorité la question de nos origines.

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S’agissant du présent, à une époque où le temps culturel s’accélère, il se vit de plus en plus vite allant même jusqu’à absorber une partie du futur.

L’avenir, quant à lui, est souvent abandonné aux prophètes qui en font une lecture mystérieuse et fascinent de plus en plus en ces temps incertains. C’est ainsi que plusieurs attendent la fin du monde pour bientôt. Il n’y aurait dès lors plus aucune raison de préparer l’avenir terrestre et encore moins celui de la Guadeloupe. Si l’avenir est difficile à prévoir, certains évènements du présent peuvent néanmoins nous fournir quelques indications sur notre devenir, à condition de prendre un peu de recul par rapport à notre quotidien. L’Europe par exemple a dominé le monde, sans partage, pendant des siècles et continue d’éblouir. Aujourd’hui cependant l’économie façonne le monde. De nouvelles puissances émergent et la réalité c’est que le vieux continent est sur le déclin entraînant dans sa chute  les derniers confettis de l’empire. La vie au fil des temps a le mérite d’aborder ce délicat problème, trop souvent occulté.

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Malgré l’intérêt que peut susciter un tel thème,  le coût élevé de l’ouvrage reste un frein à sa diffusion en période de crise. Cependant à chaque occasion, il ne manque pas de provoquer le débat autour de notre devenir et c’est bien là son objectif.

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Le samedi 8 décembre l’auteur dédicacera son ouvrage à la librairie LIB’COM, à Grand-Bourg de Marie-Galante, en compagnie de Bernard Leclaire.

Pour découvrir l’ouvrage cliquer sur ce lien : La vie au fil des temps

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Publié dans:2 Evenementiel |on 1 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

Dédicaces

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Ma première rencontre avec le public des librairies a eu lieu le samedi 7 juillet à la « librairie Encre Marines » à Basse-Terre.

J’ai fait le choix de démarrer la promotion et la diffusion de mes livres en pleines vacances scolaires, plutôt que d’attendre la rentrée littéraire au mois d’octobre. Il est vrai qu’à cette période de l’année, en général, les gens sont attirés par des manifestations plus festives ou sont davantage préoccupés par l’achat des livres scolaires, mais je crois qu’il n’y a pas de temps pour les livres. Les séances de dédicace se poursuivront durant le mois d’août, le 4 à la librairie Antillaise au centre commercial Destreland et le 11 à la papeterie Perrier-Latour dans la commune de Pointe-Noire.

Ces ouvrages qui complètent ma trilogie sur la vie et la société sont porteurs d’idées nouvelles qui contribuent à la construction de la pensée guadeloupéenne et j’espère à notre devenir.  Il convient, dès à présent, de leur tracer un chemin pour qu’ils soient aux rendez-vous de la prochaine année littéraire.

Comme il fallait s’y attendre, il n’y avait pas foule, mais en regardant les choses du bon côté, ce débit a favorisé l’échange entre l’auteur et les visiteurs.

Les photos qui immortalisent cet évènement sont l’œuvre d’Héric Richard de StudioH.

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Publié dans:2 Evenementiel |on 6 août, 2012 |Pas de commentaires »

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Publié dans:2 Evenementiel |on 3 mai, 2012 |Pas de commentaires »

Kréyasyon an driv

 

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Le dimanche 18 mars à la villa Louisor à Cayenne Saint-François, l’association « Vwaéko », dans sa toute nouvelle «  Kréyasyon an driv« , avait organisé un déjeuner littéraire, théâtral et musical. Cette manifestation, originale consiste à mettre en scène et en musique des œuvres d’artistes invités. Ils étaient deux écrivains ce jour-là, Wilfrida Sainsily-Tannous et Charles-Henri Maricel-Baltus pour baptiser le nouveau-né.

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Une troupe, d’une dizaine de comédiens conduits par Lyssie Frémon, a présenté des sketches et plusieurs montages en  lecture-théâtre. Ces numéros étaient tirés

•  Des ouvrages de Wilfrida Saincily :

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-          Ma première vie dans lequel l’auteur, à travers son personnage Dounia, met l’accent sur la richesse de l’homme caribéen avec ses origines multiples .  

-          Tendresse et douceur. Un recueil de poèmes dans lequel la poétesse invite le lecteur à débusquer, derrière la fragilité de la vie et la beauté de l’univers, la vérité nichée au cœur des choses simples, telle une fleur épanouie. Ces poèmes, incarnés par les divers tableaux présentés par Vwaéko, ont enchanté l’assistance.

-          Celle d’après  est une émouvante histoire d’amour et en quelque sorte un chant de vie et d’espoir face à la maladie.

 

• Du troisième roman de la trilogie sur la vie et la société guadeloupéenne de Charles-Henri Maricel-Baltus

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-          L’auteur à brièvement présenté les deux premiers ouvrages: D’une vie à l’autre et La vie en face. Ils évoquent respectivement les décennies 1960 et 2000 avec leurs réalités sociales. Dans le livre 2, on trouve un début de réponse aux questionnements du livre 1 sur le sens de la vie.

-          La vie au fil des temps, le troisième ouvrage de la trilogie, a fait l’objet d’une remarquable présentation sous forme de lecture-théâtre. Qu’il s’agit des difficultés économiques, sociales et politiques qui secouent la Guadeloupe dans les années 2030, ou de la rencontre de Taali avec les hommes du futur où même de la difficile mais nécessaire marche  vers l’émancipation, la metteuse en scène a parfaitement réussi l’adaptation, et les comédiens ont montré l’étendue de leurs talents. Ce roman sortira au mois de mai.

-          Pawol à pyébwa, une petite pièce de théâtre écrit par Chh Maricel-Baltus et mise en scène pour l’occasion, a émerveillé les spectateurs.

Le public, à travers ses applaudissements nourris, a témoigné sa satisfaction. On peut conclure que pour un coup d’essai ce fut un coup de maître, et que Kréyasyon an driv est un beau concept pour faire la promotion d’artistes locaux. On ne peut que lui souhaiter une riche progéniture et une longue vie.

Je terminerai par un clin d’œil au cuisinier de la villa Louisor qui a su enchanter les papilles gustatives des convives.

 

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Publié dans:2 Evenementiel |on 1 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Salon du livre de Saint-Martin (8è Ed.)

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Du 3 au 5 juin 2010 s’est déroulé le « Book fair » de Saint-Martin, une manifestation organisée sous la coordination de Shujah REIPH avec la participation de la « house of Nehesi  Publisher », « the University of Sint-Maarten » et the « Sint-Maarten Tourist Bureau » ainsi que la collaboration conjointe de  la Collectivité de Saint-Martin et the « Island Territory Sint-Maarten ».

Ce salon a réuni des femmes et des hommes de lettres issus de différents pays et territoires des Amériques, tels que, Christian Campbell du Canada (Toronto); Carolyn Cooper de la Jamaïque; Quito Nicolas d’Aruba; Hérard Jadotte d’Haïti;  Lasana Sekou de Saint-Martin; Max Rippon, Georges Cocks et Gény Cointre de la Guadeloupe et plusieurs autres auteurs.

Invité pour la première fois à ce salon en tant que poète et écrivain, en usant avec quelques difficultés de la langue de Shakespeare, j’ai eu le plaisir tout de même d’échanger avec divers auteurs caribéens.

Comme on peut le supposer, ayant partagé pendant des  siècles la même histoire, nous avons une base culturelle commune que l’on retrouve aisément dans nos diverses créations et qui se révèle dans tous nos échanges. Les différents  séminaires ont fait une large place à la négritude mettant ainsi en évidence, en ces temps de mondialisation, son intemporalité. Ses valeurs, en effet proches de celles de la vie, peuvent  constituer une bouée de sauvetage pour tous les peuples, sans distinction de race ou de religion, qui font naufrage dans l’océan de la globalisation. C’est tout naturellement que mon œuvre, basée sur le respect de la vie et l’émancipation de la culture caribéenne, a trouvé sa place dans cette rencontre littéraire.

Un point néanmoins m’a quelque peu troublé. C’est le sentiment de ne pas être complètement intégré dans cet espace caribéen. J’avais depuis très longtemps compris que notre attachement, mi-forcé, mi-intéressé, à la France nous avait éloigné de notre environnement naturel. Tourmenté par cette pensée, mes études terminées, à mon retour en Guadeloupe, j’avais alors  entrepris de voyager dans la région où j’avais découvert, avec une réelle surprise, l’exercice de la responsabilité. C’est à ce moment là que j’ai compris à quel point j’étais ignorant de l’histoire et de la géographie de ma région alors même que je pouvais aisément parler de celles de l’Europe. Aujourd’hui encore, même avec nos occasionnels échanges culturels et sportifs qui ont, bien sûr, le mérite d’exister, nous restons isolés dans  la Caraïbe. Le « book fair » m’a fait prendre encore davantage conscience qu’au moment où l’Europe semble avoir entamer  son déclin comme toutes les civilisations qui l’ont précédé, notre avenir est, sans nul doute, dans la Caraïbe. Mais cela passe, bien évidemment, par l’expérimentation de la responsabilité. Il convient, pour commencer, de trouver la formule la mieux adaptée au sein de la république, c’est-à-dire celle qui donne le réel pouvoir de s’assumer.

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Mais pour moi personnellement, le temps fort de cette manifestation c’est la matinée passée avec les élèves de CM2 de l’école de Sandy Ground. Ils avaient au préalable travaillé sur mon dernier roman « la vie en face ». Ils m’ont, le temps de cette rencontre, donner une leçon sur les étonnantes  capacité des enfants à apprendre à condition de savoir susciter leur intérêt et de bien les encadrer.  Dans cette école, ces 2 conditions étaient réunies pour mon plus grand bonheur d’écrivain. Ces élèves, à travers des maquettes, des dessins, des chansons, des questionnements ont fait une remarquable restitution des récits que comporte ce roman et ceci pour la plus grande fierté de leurs maîtresses.

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Je n’oublierai jamais leur message à mon attention à travers une petite chansonnette dont on peut découvrir les paroles sur l’une des photos. Pour ma part s’il y a une  leçon à tirer de cette rencontre c’est celui-là: « Tout enfant formé avec les éléments de son environnement et bien encadré, est capable de prouesse« .

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Ce salon du livre a créé aussi des occasions de partage entre écrivains guadeloupéens  et c’est avec un réel intérêt que j’ai puisé dans l’expérience de max Rippon et le dynamisme de Georges Cocks.

I won’t end without thanking Shujah REIPH for his friendly welcome.

Charles-Henri MARICEL-BALTUS

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Publié dans:2 Evenementiel |on 4 juillet, 2010 |Pas de commentaires »

Cyber base de Douville

De foyer en foyer  la vie en face”, roman d’actualité, paru en février 2009, poursuit son essaimage littéraire. C’est ainsi que le 29 janvier 2010, entre 19h et 22h, à la cyber base de Douville Sainte-Anne il avait été mis sur le feu de la discussion. Ce « kanbiz » culturel a été réalisé avec le « koudmen » de Sylvie Vanoukia, la conseillère municipale du quartier et de Yvan Galvani, le mettre des lieux. Telle une  recette de cuisine, le concept “présentation, résumé, extraits sur un fond de Ka”, interview puis échange avec le public fut apprécié de tous.

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S’insérant dans l’esprit du récit, les débats ont d’abord porté sur la jeunesse guadeloupéenne avant de glisser sur le devenir de notre microsociété en pleine crise existentielle. Chacun y est allé de sa vision mais tous ont semblé adhérer à l’esprit du roman. Petits et grands ont donc dégusté cette nourriture de l’esprit avec le même appétit.

Extrait. Voici l’une des différentes questions posées lors de l’interview : -  « En débarquant à Kôlbo Taali dont les souvenirs étaient restés sur son quartier d’autre fois constate immédiatement que derrière un confort artificiel se cachait une inquiétante réalité : on vivait au jour le jour et chacun pour soi. La communauté de Kôlbo, à l’image de la société guadeloupéenne est donc profondément divisée. Comment dès lors construire l’avenir ? »

 

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De l’avis même des organisateurs, un encouragement, sans doute, à offrir à leur population d’avantage d’occasions de partager, entre plusieurs, des moments comme celui là. Des « bik a pawol » qui permettraient aux générations de se rencontrer, d’échanger et certainement de mieux se comprendre. La soirée s’est terminée par une séance de dédicace car nombreux ont été ceux qui après cette dégustation désiraient consommer entièrement et à leur rythme, ce roman qui leur avait ouvert l’appétit.

Un témoignage pour finir : « Ce récit est si vrai qu’on a le sentiment d’en faire partie ».

 

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Publié dans:2 Evenementiel |on 2 avril, 2010 |Pas de commentaires »
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