Archive pour la catégorie '2 Evenementiel'

Forêt de Guadeloupe, fontaine de jouvence pour jeunes.

Grand étang

Cette année des membres de l’association « Timoun Kὁlbo », sensibles au fait que la nouvelle génération éblouie par l’artificiel et le virtuel s’éloigne de plus en plus de la vie dont l’homme est cependant l’un des composants majeurs, ont décidé de réagir à leur façon. Ils ont accompagné un petit groupe d’enfants jusqu’aux « fontaines de Jouvence » caribéennes pour tenter de les ressourcer et espérer les réconcilier avec la nature. Ils les ont entraînés sur des sentiers de randonnées à travers la luxuriante forêt de Guadeloupe espérant qu’ils garderont durablement les miraculeux effets de cette expérience unique.

Il y avait parmi ces jeunes, ceux qui avaient grandi en France Métropolitaine et d’autres qui avaient toujours vécu en Guadeloupe mais qui n’étaient guère plus avancés que les premiers dans la pratique des ballades en forêt. Tout ce petit monde avait probablement soigneusement affûté leurs doigts, en vue des joutes virtuelles qu’ils avaient projetées de tenir, entre les quatre murs d’une quelconque maison, bien que chauffée à blanc par un soleil têtu et sous les acclamations d’une foule de « marengwen » excités. Mais voilà c’est à leurs jambes qu’ils allaient faire appel, pour de sportives rencontres en plein air au cours desquelles la beauté naturelle de l’île aux belles eaux leur fut servie à travers des écrans de verdure détrônant du coup ceux des habituels téléphones et autres tablettes.

Au programme en effet plusieurs randos dont certains  ont dû être malheureusement abandonnés pour cause de mauvais temps. En effet, face à la colère jaune puis orange annoncée de dame nature,  il était plus sage de ne pas braver son humeur. Au final plus de peur que de mal mais quelques frustrations de voir régner un soleil là où l’on s’attendait à voir arriver la pluie. Mais on ne rigole pas avec le temps dont la bile peut monter en un instant et déborder comme du lait sur le feu.

Trois sorties sur les 5 programmées ont pu tout de même se réaliser et elles ont fait le ravissement du petit groupe de randonneurs. Ces derniers ne se sont guère gênés  pour dévorer des yeux les nombreux tableaux qui s’offraient à leurs vues et humer un air pur que nombre d’entre-eux n’avaient peut-être jamais respiré.

Trace des Ruisseaux

     -  Sur la trace des ruisseaux aux Mamelles ils ont pataugé dans la boue et zigzagué entre les racines pour pister la rivière Bois David et à l’arrivée se trouver devant un bassin qui par sa largeur et sa profondeur n’avait rien à envier aux familières piscines communales. Les courageux qui ont eu assez de cran pour braver la fraîcheur de l’eau ont eu du mal à s’arracher du petit écrin de verdure duquel, il est vrai, émanait un charme contagieux.

Littoral ste-rose

    -  Entre la plage de Clugny et celle des Amandiers au cours d’une ballade reposante ils ont longé le littoral Nord Basse-Terre découvrant au passage étangs et falaises offrant des points de vue à couper le souffle. Après un aller et un retour les pieds dans l’eau dans un décor paradisiaque, « l’anse des îles » les accueillit pour un batifolage dans la mer des caraïbes.

Trace Petit-Malendure

     -  La ballade sur le sentier du petit Malendure entre Mahault et la plage de Malendure leur permis de découvrir une forêt sèche ou le gommier rouge règne en maître. La randonnée comporte une montée qui leur offrit l’occasion de tester leur souffleur. Pour certains ce fut un calvaire pour d’autres une piste d’athlétisme mais tous ont fini par atteindre le sommet. Après s’être lavé les yeux sur l’îlet pigeon plus connus sous le nom de « réserve Cousteau » la plage les accueillit pour un bain bien mérité.

Des médias pour se requinquer en cas de coup de blues

Etant donné l’avidité visuelle dont ils ont fait preuve lors de ces banquets de la nature, gageons qu’ils seront encore prêts à sacrifier l’an prochain quelques parties de « doigter » sur console au profit de quelques pas sur le sol de notre appétissante forêt.

Souhaitons-les une bonne rentrée et que ce ressourcement contribue à la réussite de leur année.

Publié dans:2 Evenementiel |on 5 septembre, 2019 |Pas de commentaires »

Mabulle Boutique

Ma bulle boutique

Marque déposée par Fabienne AVANET, une jeune Guadeloupéenne que Dame Nature a doté de doigts de fée créole et rempli d’une passion dévorante pour qu’elle transforme quelques-uns de ses matériaux naturels  en friandises pour la vue.

Un bouquet de délicates saveurs pour les yeux de la femme.

Une collection d’aromates aux envoûtantes essences  pour le regard de l’homme.

Un arc-en-ciel de couleurs aux chatoyants reflets de vie pour les deux.

Un vrai régal, je vous assure…

Tenez! Visitez la galerie ci-après et laissez-vous tenter par ces fantaisies artistiques, délicats fruits issus d’une culture métissée !

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, alors venez dévorer avec vos propres yeux. Nul besoin de philtres d’amour au pays de ces séduisantes créations dont le reflet provoque autant d’émotions qu’un regard envoûtant.

Vous avez compris que madame peut venir seule mais il y a là l’occasion pour un couple de rejouer aux feux de l’amour en réactivant  leurs jeux de séductions :

« Mwen enmé-w kon lang enmé palé é kon zyé enmé gadé

Jòdijou ou ké pli bèl ankò, épi :

On bag  pou ankourajé-w a lévé dwèt lè mwen ka womansé non aw,

On pè  zanno  pou  zorey aw valsé lè-w ka touné pou gadé mwen,

On maré tèt pou chivé aw kinbé doubout lè van a lanmou an mwen ka vanté.

On kowsaj pou lé jou rouvè, mwen pé touché-w épi zyé é gadé-w épi men

On kolyé ki ka balansé lè hanch aw ka monté é ka désann

Ki-w té chabin, ki-w té nègrès, ki-w té kabrès, jòdijou Mabulle boutique transfòwmé-w an pwensès karaïb pou-w pé chatouyé kè an mwen plis ankò »

Pa pli mo pli pawòl ».

Mabulle boutique en parfaite complice vous propose 2 dates pour cette opération séduction :

- Le dimanche 11 août 2019 de 14h à 17h une vente privée aura lieu à la maison BONIFACE Marizette à chemin de Varin, 97116 Pointe-Noire

- Le jeudi 15 août 2019 en vente publique toute la journée sur la plage de Port-Louis juste à côté de la roulotte ambulante de restauration rapide « la perle d’Aimé« 

Ne ratez pas ces occasions qui ne se reproduisent sur notre territoire qu’une fois l’an.

Publié dans:2 Evenementiel |on 6 août, 2019 |Pas de commentaires »

Vaincre la page blanche

VLPB

Les associations « Vwaékὁ et Mélokans » ont organisé le vendredi 14 Juin 2019 à la MJC des Abymes, une table ronde pour débattre sur la page blanche. Pour l’occasion, Axelle ROUSSEAU et Francelise BAGASSIEN avaient fait appel à un éventail d’artistes expérimentés :

vwaéko

Un tour de table a permis à chacun de se présenter et on est tout de suite entré dans le vif du sujet, la page blanche. Un texte approprié lu par Esther MYRTIL servit d’introduction pour lancer le débat.

VLPB7

Tous à des degrés divers avaient un jour fait l’expérience désagréable de la page blanche, certains en écrivant leur compositions musicales, d’autres leurs pièces de théâtre ou leurs documentaires ou encore leurs poèmes. Les raisons peuvent être diverses mais sont le plus souvent le résultat de considérations environnementales, l’accueil du public, l’attente des fans, la compréhension du message, plus généralement on peut parler d’une certaine appréhension à affronter le verdict populaire.

L’écriture pour la plupart est perçue comme un enfantement. Celui d’une douleur ou d’une passion, souvent en gestation dans l’âme depuis des années. Mais elle peut aussi être simplement l’expression d’un talent ou une expérience vécue que l’on a envie de partager. On comprend dès lors pourquoi  le créateur, surtout lorsqu’il fait ses débuts, est souvent préoccupé par l’intérêt que son oeuvre suscitera à sa sortie. Cela a été confirmé dans le public où certains n’ont pas hésité à partager leur expérience d’écriture et les difficultés qui en découlaient. Parmi les artistes invités, certains pensent qu’en écrivant d’abord pour soi on peut éviter de rencontrer ce fait déstabilisant.

Ils affirment  qu’en phase de création il est tout de même nécessaire pour le créateur de penser à la qualité de l’oeuvre qu’il va produire, surtout s’il envisage de la présenter au public. Pour se rassurer ils lui conseillent de s’appuyer sur des outils linguistiques appropriés et même parfois sur quelqu’un de plus expérimenté.

Dans l’ensemble, les artistes disent avoir besoin de calme pour écrire. Ils reconnaissent avoir leurs petites habitudes. Certains choisissent le moment le plus propice dans la journée, le matin ou le soir. D’autres ont besoin de s’exiler. Il y a même qui se lèvent en pleine nuit pour ne pas perdre une idée inspirée entre 2 cycles de sommeil.

Quelques fois il est indispensable d’effectuer des recherches pour étoffer son œuvre. Si les invités reconnaissent tous puiser d’abord dans leur environnement immédiat, certains ont besoin d’aller plus loin pour trouver les précieuses informations qui vont nourrir leurs productions. La lecture et le voyage sont les moyens les plus communément utilisés.

Tous admettent que l’échange entre créateurs est enrichissant. Certains pensent même qu’il peut être bénéfique de se mettre à plusieurs pour produire une œuvre.

En conclusion les artistes invités ont cherché à démystifier la page blanche et montré qu’il était possible de l’éviter ou de la vaincre lorsqu’elle survenait. Après avoir encouragé ceux qui dans le public avaient envie d’écrire, ils ont reçu les remerciements d’Axelle suivi du petit mot de Francelise pour demander à chacun de présenter son actualité.

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Publié dans:2 Evenementiel |on 25 juin, 2019 |Pas de commentaires »

Le cri de l’injustice

concert

Le dimanche 27 avril 2019 se tenait le concert spectacle de la paroisse de Pointe-Noire. Au cours de la manifestation Charles-Henri MARICEL-BALTUS invité par Jacqueline BALTUS a déclamé « Le cri de l’injustice ».

Le cri

C’est un poème qu’il a écrit à la fin de la décennie 1980 et qui évoque l’apartheid, un système politique inventé en Afrique du Sud au vingtième siècle et qui appliquait une politique de ségrégation raciale institutionnalisée. Ce système prit fin au début des années 1990 à la suite de la libération de Nelson MANDELA qui a passé plus d’un quart de siècle en prison pour ses luttes anti-apartheid.

fichier pdf Poème

Dans ce poème l’auteur dénonce le racisme comme une ignominie inventée par l’homme et condamnée par le créateur.

Publié dans:2 Evenementiel |on 29 avril, 2019 |Pas de commentaires »

RENCONTRES LITTÉRAIRES

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Charles-Henri MARICEL-BALTUS s’arrête dans les bibliothèques ou rencontre des associations afin de présenter son oeuvre littéraire qui mérite à être connue. Cette dernière s’articule autour de sa trilogie romanesque qui raconte la vie d’un personnage. Une histoire qui s’étale des années 1960 à la décennie 2030. A travers ce récit l’auteur jette un regard sur l’évolution de la société guadeloupéenne et aborde également la délicate question des origines et du devenir. .

La rencontre commence par un rapide survol de la vie de l’auteur. Il parle de son enfance à Pointe-noire en Guadeloupe marquée par les couchers du soleil et la dévotion de sa grand-mère. Ses études ensuite l’emmènent à Paris où un accès plus facile au savoir lui permet d’enrichir ses connaissances mais alourdit son questionnement sur les origines avec la découverte de la théorie de l’évolution. Son diplôme en poche c’est la tête pleine mais le cœur assailli par un doute existentiel qu’il retourne en Guadeloupe. Dès son retour, il entreprend de visiter la Caraïbe. C’est Haïti qui va retenir son attention où pour reprendre son expression « Une injustice insupportable s’exprimait au grand jour sur une tissu social chrétien imprégné d’arts premiers ». Il entraîne ensuite le public sur les pistes historiques de la Bible et raconte ses visites à  Éphèse, Patmos, Bethléem, Jérusalem… et d’autres lieux familiers aux chrétiens.  Il explique qu’en définitive, philosophiquement il est plus proche du Vitalisme que du Finalisme ou du Mécanisme d’où son Vitalisme intuitif. Il termine son odyssée par la Russie et parle de sa mystérieuse découverte des œuvres de Léon Tolstoï. La pensée et la vie de ce dernier  viendront renforcer son vitalisme..

Il présente ensuite son oeuvre et commence naturellement par le début de sa carrière d’écrivain. Il écrit des poèmes en vrac et tente ainsi d’exprimer ses interrogations sur le sens de la vie. Ses textes donneront naissance à un premier ouvrage « Le paradis terrestre » paru en 1992 et dans lequel il célèbre la vie en louant la richesse naturelle de son île mais pointe de sa plume les horreurs de l’humanité. Ce livre porte encore les empreintes de ses premières croyances.

Il déroule ensuite sa trilogie qu’il considère comme la colonne vertébrale de son oeuvre. Il dit être plus à l’aise avec la prose et de l’avis de ses lecteurs, ses textes sont agréables à lire

- Son premier roman  parait en 2004 sous le titre de « Face à la mort » mais est réédité quelques années plus tard et change de titre pour devenir « D’une vie à l’autre ». Ce livre met en évidence les toutes premières questions d’un petit garçon Ali (Taali) qui dans les années 1960 a grandi à Kólbo avec sa grand-mère Man Dou, fervente catholique. Il a vu la vierge de « Ti banbou » chasser mystérieusement la diablesse qui créait des troubles dans son quartier et croit logiquement que la Madone peut tout pour ses enfants. Mais en dépit de ses prières la maladie tue sa grand-mère et les premiers doutes pénètrent son cœur. Devenu orphelin, il est recueilli par son oncle, riche propriétaire bananier établi dans le sud de l’île et sur l’échelle sociale il passe d’une extrémité à l’autre.  Mais mal à l’aise dans ce nouvel environnement, il se rapproche des ouvriers agricoles et se lie d’amitié avec « Pa JO », un haïtien. Celui-ci lui parle de l’esclavage et du vaudou, une religion importée d’Afrique. Quelque temps plus tard, son baccalauréat en poche, il quitte la Guadeloupe pour la région Parisienne  afin d’y poursuivre ses études. Il fait la rencontre de Julie, une jeune fille d’origine européenne avec la quelle il va vivre sa première expérience amoureuse. Julie lui fera découvrir la pensée orientale à travers le bouddhisme mais un drame met fin à leur relation et provoque cette fois l’effondrement de ses certitudes.

- De la critique de ce premier roman, l’auteur comprend qu’avec l’enfance puis l’adolescence quelque peu ésotérique de  Taali il a soulevé de nombreuses questions sans pour cela apporter de réponse. Il décide de poursuivre sa fiction dans un nouveau roman « La vie en face » qui parait en 2009. L’histoire qui se passe à notre époque est presque banale. Elle commence avec une adolescente, Maud, une jeune fille de bonne famille qui croise sur un réseau social un individu mal intentionné. Quelques temps plus tard elle fugue et se retrouve  piégée dans un réseau de prostitution. Ses parents se déchirent puis se séparent. C’est donc seule que Marie, sa mère, va remuer ciel et terre pour retrouver sa fille. Pendant ce temps Taali parcourt le monde pour tenter de répondre à ses questions existentielles. C’est ainsi qu’on le retrouve en Terre Sainte avec un ami prêtre et où leurs nombreux échanges ayant pour toile de fond l’histoire sainte ne peuvent laisser indifférent le lecteur. La cinquantaine passée, c’est un homme riche d’expérience qui revient pour la première fois en  Guadeloupe. Il est accueilli par Man Ya, la grand mère de Maud et est mis au courant du drame qui a frappé la famille. Cette affaire et les jeunes désœuvrés qu’il voit déambuler dans le quartier sous le regard inquiet des autres habitants craignant pour leurs grosses voitures et leurs villas cossues lui ouvrent les yeux sur l’état de la société. Il prend petit à petit conscience que son pays est comme une vitrine bien achalandée mais dont l’arrière-boutique est peu reluisante. Il emménage avec Marie, la mère de Maud et se décide d’agir pour changer Kòlbo. Il est freiné par l’immobilisme des institutions qui ne semblent bouger qu’avec l’influence des politiciens, mais il ne renonce pas.

- En 2012 il va plus loin et publie « La vie au fil des temps ». Il s’agit cette fois d’un roman d’anticipation, dans lequel l’histoire se déroule dans les années 2030. Le monde est bouleversé et la Guadeloupe qui doit faire face à de nombreux problèmes environnementaux connait une situation économique et sociale des plus graves. De plus, le monde occidental est en crise et les puissances européennes, jadis prospères sont en pleine déliquescence. La Guadeloupe attend un nouvel ouragan annoncé comme dévastateur et Taali de plus en plus inquiet pour le devenir de son île s’éloigne pour méditer. Il s’installe au pied d’un gigantesque gommier blanc et est mystérieusement transporté en rêve plusieurs siècles plus loin. Il se retrouve à l’antre de Kòlbo où les habitants sont forcés de vivre sous terre pour survivre. En tant qu’homme du passé il est jugé par ces hommes du futur qui l’accusent d’être responsable de ce qui leur arrive. Il revient de ce rêve complètement bouleversé et comprend qu’il doit reprendre son bâton de pèlerin. Pendant ce temps  la Guadeloupe abandonnée à son propre sort, est forcée de se prendre en main. Après le passage du cyclone Taali tente une expérience sociale à Kòlbo qui permet de limiter les dégâts et de sauver la communauté en ces temps difficiles. Cet exemple relayé par le nouveau maire de la commune, Signal Vayan fait des émules. La Guadeloupe, toute entière s’en empare et on débouche sur une collectivité solidaire et écologique qui semble ouvrir une voie nouvelle, celle d’un pays souverain. Taali lui est arrivé au bout de sa quête et nous confesse sa vérité : Ni dieux, ni hommes. la Vie nous sommes.

Charles-Henri MARICEL-BALTUS termine son intervention en survolant ses œuvres dramatiques, telles que Potomitan, Tèt kolé, Délyóm, Changement d’air et les téat kólbo.

Le troisième temps de la rencontre est celui de l’échange avec l’auteur.

- A sainte-Anne comme à Trois-Rivière le public ne s’est pas déplacé en masse,  mais les personnes présentes n’ont pas caché leur enthousiasme et n’ont point été avares de questions.

Lors de la première rencontre le public s’intéressa davantage à l’écrivain: Pourquoi avoir conçu une telle oeuvre et combien de temps a-t’il fallu pour l’écrire. N’avez-vous jamais été tenté de visiter l’Afrique ?

Dans la seconde il a plutôt mis l’accent sur l’oeuvre et a souligné la qualité de l’écriture: Dans son parcours initiatique Taali a-t’il trouvé sa voie ? Pourquoi Haïti est si présente dans votre oeuvre ?

S.A3R

Publié dans:2 Evenementiel |on 23 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Journée de la terre

Cet ouvrage peut contribuer à faire prendre conscience de l’intérêt que nous avons à défendre l’environnement de notre île, si belle et si fragile 

la vie au fil des temps

« La vie au fil des temps » est un roman d’anticipation dans lequel l’histoire se déroule dans le futur. Dans la deuxième partie de cet ouvrage, la Guadeloupe attend un nouvel ouragan annoncé comme dévastateur et Taali, le héros de cette aventure, de plus en plus inquiet pour le devenir de son île, s’éloigne pour méditer. Il s’installe au pied d’un gigantesque gommier blanc et est mystérieusement transporté en rêve plusieurs siècles plus loin. Il se retrouve à l’antre de Kòlbo où les habitants sont forcés de vivre sous terre pour survivre. En tant qu’homme du passé il est jugé par les hommes du futur qui l’accusent d’être responsable de ce qui leur arrive…

Extraits:

… Il finissait de manger lorsqu’on vint le chercher pour l’emmener à la maison communautaire où le conseil était déjà réuni. Aux six membres permanents, s’étaient ajoutés six sujets des archivages. La table avait été retirée et les douze personnes qui siégeaient étaient assises à même le sol dans la position du lotus. On installa Taali au centre du cercle et on laissa s’écouler un long moment pendant lequel la salle fut envahie par un silence qui pesa lourdement sur la conscience de l’homme qui allait être jugé.

Lorsque le plus jeune membre de l’assemblée prit la parole, sa voix résonna dans la pièce comme le roulement d’un tambour. Ce fut ensuite un martèlement ininterrompu de mots qui faisaient vibrer le cœur du pauvre homme jusqu’à le rendre complètement mou.

- J’aurais tant aimé courir dans les bois et m’enivrer d’une pluie de chants d’oiseaux.

- J’aurais tant aimé admirer des fleurs au réveil lorsqu’elles gouttent leur trop plein de rosée.

-  J’aurais tant aimé voir les cocotiers aux feuilles frisées, frémir sous la brise crépusculaire.

-  J’aurais tant aimé m’asseoir sur le bord de la rivière pour écouter chanter l’eau qui s’écoule avec nonchalance.

-  J’aurais tant aimé entendre, au lever du jour, le chant du coq appeler le village au réveil.

-  J’aurais tant aimé humer un bouquet de senteurs qu’exhale  la terre sous les caresses du soleil levant.

-  J’aurais tant aimé voir le soleil couchant étendre sur la montagne son voile tissé de fils d’or.

-  J’aurais tant aimé m’étendre sur une plage puis m’abandonner aux caresses et aux romances de la mer langoureuse.

-  J’aurais tant aimé m’allonger dans un sous-bois pour voir les premiers rayons de soleil crever la feuillée et se révéler à travers la brume matinale.

-  J’aurais tant aimé m’envoler avec une nuée de papillons présentant tout un éventail de couleurs, jusqu’à devenir moi-même papillon.

-  J’aurais tant aimé nager avec un banc de poissons revêtus de paillettes d’argent jusqu’à devenir moi-même poisson.

-  J’aurais tant aimé forcer le paradis terrestre pour me rassasier de fruits défendus.

             Les douze avaient exprimé leur vœu et Douhala avait été le dernier à parler. Taali, complètement bouleversé, avait encore suffisamment de lucidité pour se demander comment ces gens de leur tombeau pouvaient avoir des mots et des émotions aussi forts sur ce qu’ils n’avaient point connu…

Taali revint de ce rêve complètement bouleversé et comprit qu’il était urgent et vital de défendre le futur, maintenant.

Ce livre est disponible chez l’éditeur : Editions Nestor

Publié dans:2 Evenementiel |on 23 avril, 2019 |Pas de commentaires »

Confessions volcaniques

Une marche pour le climat qui se solde par une rencontre imprévue et déroutante.

Le texte « Confessions volcaniques » est un petit théâtre de lecture qui met en scène d’une part, un homme adorateur de la nature en pèlerinage sur le dos de la « Soufrière » et d’autre part un oracle, l’âme de la Guadeloupe qui s’exprime par la bouche du volcan. Les révélations du premier faites sur un ton accusateur et ironique font vaciller les certitudes du second. Des pensées tournent en rafale dans la tête de ce dernier mais n’arrivent pas à se verbaliser. Ces réflexions retenues, loin d’être étouffées sont comprimées par un éventail d’émotions complexes. Elles finiront par fuiter en tirant la langue de son engourdissement pour donner vie à de timides mots  qui ne font qu’exprimer d’autres maux.

Un texte à lire par tout ceux qui sont sensibilisés par les conséquences du développement et à partager le plus largement.

 fichier pdf Confessions volcaniques.

Man Soufriyè 4

Publié dans:2 Evenementiel |on 16 mars, 2019 |1 Commentaire »

Mayé lontan

program

Lè sanmdi vennsèt oktòb, komin Bouyant klotiré mwa kréyòl pa on jouné fèt, alantou a kilti a lang-la.

Lè maten té tini maké, dikté, jwé, chanté, èspozisyon avè Benzo, Wozali, Kristin é Latilyé Kaladja

Lè swa sété lè a spektak é dans. Wozali épi lékól ay wouvè bal-la.

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Epi Timoun kòlbo pran lanmen évè on téat kòlbo , « Mayé lontan », ki mété asi senn kat komédyen :

-          Jaklin adan ròl a Albèwta,

-          Olivyé adan ròl a Nenné,

-          Prisilya adan ròl a Tannizya

-          Achléy adan ròl a pitit a pitit.

Pannansitan Moris ka fwapé ka pou-y pé lyanné tout dékatman-la, paskè « téat kólbo » a misyé Chalanri fèt épi palé é soukwé koupyon.

 

Nou té vlé montré moun ki jan sa té rèd avan pou-w té pé trapé on madanm.

An tan-la sa sété gadé épi men é touché épi zyé. É lè-w té fé antré aw ou té tini on pakèt bayè a pasé avan-w té pé gadé épi zyé é touché épi men. É an monman-la sa manman pa té ka dòmi avan zanfan.

Nou montré yo osi kè apré mayé sé té koré mennaj pou-y té pé kinbé doubout an ba Kròch pyé a lanmizè.

Sal-la pa té plen men moun ri onlo. Sa fè nou plézi dè vwè détwa jennès. Nou ka pansé kè nou rivé fouré an kabèch a yo onti fèy mémwa…

Sonjé zanfan paskè nou pa konnèt ka dèmen pé pòté ban nou.

20181027_194816

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Publié dans:2 Evenementiel |on 5 novembre, 2018 |Pas de commentaires »

Délyὁm

Affiche

Délyὁm est une comédie dramatique écrite par Charles-Henri MARICEL-BALTUS un auteur qui a déjà publié plusieurs ouvrages. La mise en scène a été effectuée par Harry BALTUS, un metteur en scène professionnel et directeur artistique de la compagnie Savann. Cette pièce qui se joue avec 10 comédiens, évoque  la journée d’un père de famille alcoolique. Elle met en scène des psychodrames divers nés de situations tantôt cocasses tantôt pathétiques telles que :

- Le combat désespéré d’un homme partagé entre ses devoirs familiaux et l’irrésistible besoin de boire.

- L’amour aveugle d’une femme qui louvoie entre l’écœurement  de sa fille et  l’exécration de sa mère  mais qui espère contre vents et marées retrouver son homme d’avant.

- L’exaspération d’une grand-mère qui s’exprime en allant de la pitrerie à la tragédie mais dont le seul but est d’arracher sa fille et sa petite fille de cet enfer.

- La duplicité d’amis  qui cherchent à anéantir un alcolo inexpérimenté dont l’erreur est de se débattre encore.

- La cupidité et la tartuferie d’un patron de bistrot qui ne pense qu’à se remplir les poches.

Au fil des scènes les spectateurs oscillent entre rires et pleurs.

Cette pièce de théâtre est une coproduction de l’association « La Luciole » et de la compagnie « Savann ». L’entrée est à 20 euros et elle sera jouée dans plusieurs salles :

- Salle Robert Loyson au Moule le samedi 3 novembre à 20h

- L’espace Yves REMY à Pointe-Noire le samedi 17 novembre à 20h

- L’auditorium de Basse-Terre le vendredi 23 novembre et le samedi 24 novembre à 20 heures.

- Le ciné-théâtre du Lamentin le samedi 1er décembre à 20 heures.

Cette pièce n’est pas une invitation à partir en guerre contre l’alcool mais elle veut simplement montrer les causes et les conséquences dramatiques d’une consommation abusive.

extraite délyom

Publié dans:2 Evenementiel |on 29 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

L’Eden Créole

Flyer

Par la magie du rêve le samedi 9 juin 2018, l’association Timoun Kòlbo a entraîné des spectateurs, venus en nombre, dans une course intemporelle à travers l’histoire et la géographie de Pointe-Noire.

Le créateur du spectacle Charles-Henri MARICEL-BALTUS a dû faire appel à un éventail d’activités artistiques pour passer d’un camp de nègres marron  à une randonnée à la fois poétique et délirante dans l’Eden créole. Théâtre, déclamations, danses chorégraphiques, diaporamas, sons du ka, mélodies de la flûte ont été subtilement ordonnés pour former un « liannaj » homogène qui, le temps d’un songe, a su transporter le public d’une émotion à l’autre.

La rêveuse Jacqueline BALTUS était entourée :

-          Des comédiens et déclamateurs, Thi-Jo, Dimitri, Brigitte et Roger.

-          Des danseurs chorégraphes, Olivier, Caroline, Loraline et Trévor.

-          Des musiciens, Jean-Louis, Anderson, Maurice, et Valéry.

Encouragé par les félicitations du public et après l’analyse des critiques formulées, l’association a décidé de faire évoluer cette production théâtrale qui sera représentée en 2019 à Pointe-Noire dans le cadre des manifestations organisées au mois de mai autour de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Cette fresque structurée en 5 tableaux se range dans la catégorie des mystères et s’adresse à un très large public. La nouvelle version conservera son aspect pédagogique  mais consacrera une plus large place à la comédie.

Accédez au texte en cliquant sur ce lien→ici

Publié dans:2 Evenementiel |on 16 juin, 2018 |Pas de commentaires »
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