5.1 Les tribulations d’un écrivain

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Ecrire, fut d’abord, pour moi, le moyen d’exprimer mes émotions contenues. L’écrivain révéla la nature cachée de l’homme dont les formes étaient conçues pour épouser la société bien pensante. Si, mon recueil de poèmes ménagea les liens entre ces deux dimensions, « Face à la mort », mon premier roman révéla  leur antagonisme. Ma trilogie sur la vie et la société guadeloupéenne n’a fait que confirmer cette discordance, obligeant l’homme à se mettre enfin au service de l’écrivain.

Un premier obstacle ne tarda pas à surgir, barrant ma route. L’Edition pour un auteur à ses débuts est un vrai parcours du combattant. Si d’une façon générale la publication à compte d’éditeur, pratiquée par les Maisons « sérieuses », lui est inaccessible, il lui reste à échapper aux multiples pièges de l’édition à compte d’auteur, souvent sa seule porte de sortie. Cette situation est malheureusement facile à comprendre. Dans un monde dominé par l’argent, le livre est d’abord un produit commercial avant d’être un produit culturel. La personnalité de l’auteur l’emporte souvent sur la qualité de l’ouvrage. Si toutefois il parvient à se faire publier, il se heurte au second obstacle que constitue la diffusion. Ne souhaitant pas passer du temps à lutter contre le vent  pour un quelconque strapontin dans cette société de prestidigitateur, j’ai créé ce blog. Il porte mes idées et les fait progresser, aux pas des articles publiés, en attendant qu’un jour  mon travail soit reconnu et produise ses effets dans les coeurs qu’il ensemencera. Et si je n’y suis plus, qu’importe! Ce n’est pas de l’homme qu’il s’agit mais de son oeuvre qui elle, est intemporelle.

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Deux cordes à mon arc.

Respect de la vie.

L’homme semble s’être échappé de la vie pour mener une existence effrénée  dans l’univers artificiel qu’il s’est construit, le monde. Dans cette bulle, on vit aussi vite que l’on peut. Pour tromper le temps, on cherche à étirer le présent jusqu’aux limites de sa propre existence, mais qui hélas, ne peut échapper aux exigences de la durée. Cependant, il suffit de prendre un peu de recul pour se rendre compte de l’absurdité de nos choix de vie qui font payer un lourd tribut à la nature, de la quelle nous ne pouvons, évidemment pas nous échapper.

Fidélité à la mémoire.

Après de terribles convulsions, des fonds abyssaux de l’Atlantique, jaillit une couvée d’îles qui plus tard, sera baptisée archipel de Guadeloupe. Le temps passant apaisa les douleurs de l’enfantement et la vie lentement s’y épanouit. Mais avec les hommes vint le temps de l’histoire.  Celle-ci attisée par la convoitise s’installa dans l’île vierge y égrenant un chapelet de peuples. Amérindiens échoués, Européens accostés, Africains déchargés, Indiens transportés, de force se mélangèrent. Ce  »zagalakatéléman » racial tomba dans une chaudière  posée sur un volcan et bouillit pendant des siècles.  Mais tandis que quelques éléments  nageaient à la surface,  la multitude restait coller au fond du faitout d’enfer. Le temps passant força le volcan à l’apaisement. Le bouillon alors se refroidit et des agrégats peu à peu se libérèrent du fond pour gagner la surface. Un mélange nouveau commença à se former, les  germes d’un peuple en devenir, “sé nou menm” .

Quelque soit nos origines, la Guadeloupe est notre précieux héritage. Nous devons en jouir respectueusement afin de le transmettre aux générations futures, au pire, tel que nous l’avons reçu et au mieux, enrichi des fruits de liberté, de paix et de justice des arbres que nous avons plantés aux côtés des ressources naturelles que nous aurions sues préserver.

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Qui est Timoun Kὸlbo ?

Publié dans : ||le 8 février, 2015 |Pas de Commentaires »

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