4.1 La création

la création

1- Genèse

Dans le concert universel,

Le soleil fit son entrée.

Sur un air de ritournelle,

Ses filles furent présentées.

L’harmonie devint spirituelle,

Quand la lune aux reflets d’étoile,

Et la  terre aux couleurs de ciel,

Formèrent leur duo astral.

D’un fils des cieux séduit,

Jaillit la semence céleste

Fécondant la planète choisie

Pour une divine grossesse.

Neuf faisceaux de temps s’épuisèrent,

Attente et patience au firmament,

Douleurs et contractions sur terre,

Et enfin l’enfantement.

A l’écoulement des eaux,

Suivit un long frémissement.

La vie glissant dans  les flots

S’écoulait des sources aux océans.

Jaillissement du souffle,

Des eaux, elle s’arracha.

Puis essaimant par touffe

Elle rampa, sauta, et vola.

.

2- Déluge de feu

Du ciel incandescent,

Tomba une pluie de feu

Que répandit le temps

Sur l’astre malheureux.

De leurs lits, arrachées,

Jaillirent les eaux en colère.

Sur terre épouvantée,

Des trombes s’y jetèrent

La terre sentant venir sa fin,

Se couvrit d’un linceul.

Ainsi coupée des siens,

Elle affronta la mort seule.

Moribonde, elle se gelait.

Mais la vie d’essence divine,

D’inspiration se terrait.

Ainsi évita-t-elle sa ruine.

.

3-  Renaissance

De son regard lumineux,

Le soleil déchira les ténèbres.

Evitant la terre d’être feue,

Il l’ôta de son sommeil funèbre.

Le faisceau cosmique, doigt divin

Aussitôt réanima la vie,

Annonçant un nouveau matin

Sur l’astre deux fois béni.

Dans un décor nouveau,

Reprenait le théâtre de la vie.

Toujours le même scénario,

On joue la vie en jouant sa vie.

Sur son chemin d’éternité,

Infatigable le temps courait.

Et la vie, son énergie retrouvée,

Sur scène planétaire évoluait.

 

 

4- Adam

Au milieu du spectacle,

Survint une fausse note,

Pour certains le miracle

Et pour d’autres la faute.

Défiant l’ordre établi,

Un acteur marqua le pas,

Un raté dans l’harmonie

Qui régnait jusque-là.

Sur un rythme croissant

Il évolua en solo.

De Dieu, il se fit l’enfant

Ecartant tous ses rivaux.

.

5- Babel

Travesti en créateur,

Il s’inventa des scénarios,

Souvent sources de malheur

Pour d’éphémères plateaux.

Les décors naturels

Peu à peu délaissés

Firent place à l’artificiel,

Incarnation de sa pensée.

Il inventa l’au-delà

Pour trafiquer ses mystères.

Un dédale où il erra

Entre paradis et enfer.

Son imagination

Dépassant sa folie,

Le ciel devint sa fiction

Et la lune son défi.

Sur terre, la confusion

Eut raison de la loi.

Dès lors l’évolution

S’accoupla au désarroi.

.

6- Apocalypse ?

La fin de la tragédie,

Le scénario ultime,

Quelque acte irréfléchi,

Et tous seraient victimes.

Ou la vie, pour sauver la terre,

Frappe alors un grand coup,

Un acte presque suicidaire

Pour anéantir l’acteur fou.

Ou les cieux rendant justice

Frappe à nouveau la terre,

Mettant ainsi fin au supplice

De cet astral calvaire.

Mais il se peut que la raison,

L’emportant sur la folie,

L’acteur en contrition

Réintègre la vie.

Et, restaurée, celle-ci

En quête d’éternité

S’installe enfin dans le lit,

Où coule l’infinie durée.

 

Publié dans : ||le 6 mars, 2017 |Pas de Commentaires »

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