Présentation

Ce blog littéraire célèbre la vie et met en valeur le patrimoine naturel et culturel de mon île, la Guadeloupe à laquelle je prête ma plume pour que s’élève sur la toile, un monument intemporel qui sublime le réel.

Kòlbo est un petit hameau situé en Côte sous le Vent, un microcosme de la Guadeloupe que Charles-Henri MARICEL-BALTUS dans sa trilogie romanesque va utiliser comme le laboratoire du peuple guadeloupéen à inventer. Des années 1960 aux années 2030 avec une escale à notre époque, Kòlbo passera d’une communauté enfermée dans ses certitudes à une société hétérogène ouverte à tous les vents et rêvant de lendemains qui chantent, Taali le héros imaginaire de cette œuvre, en magicien avisé proposera une synthèse sociétale en faisant de la nature et de la culture, les ingrédients majeurs de cette alchimie qui espère changer un royaume enchanté en un pays vrai.

Kòlbo de nos jours, dissout dans le vaste monde, voit ses enfants troquer leurs livres de lecture pour des tablettes de jeux à l’origine d’une prolifération de mirages virtuels. Dans cette désertification rampante ce blog est en quelque sorte un oasis littéraire où jeunes et moins jeunes peuvent venir respirer un air de poésie et étancher leur soif de lecture.

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Les liens rangés dans la colonne ci-contre vous permettent de naviguer à votre rythme. Bonne balade

Logo

Mais Charles-Henri MARICEL-BALTUS, attaché à la nature et à la tradition, va plus loin en proposant d’échapper au monde virtuel pour une escapade dans le monde réel. Cette excursion spatio-temporelle  s’organise par le biais de son association.

Timoun Kòlbo est une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901. Il a pour objet  de contribuer à la promotion de l’écriture et de la lecture en organisant :

-    Des concours de productions littéraires (poésie, écriture théâtrale, nouvelles…) à destination des enfants et en partenariat avec d’autres organismes ou associations du domaine

-    Des rencontres littéraires en partenariat avec les bibliothèques

-    Des « théâtres  de lecture » dans le cadre du PEDT

 lecture

La lecture est une aide précieuse pour apprendre à s’exprimer et à penser. Elle est un éveil de l’âme et du cœur, une jouissance de la pensée et des sentiments. C’est une ouverture sur un monde enchanté. Elle nous ouvre toutes les portes de la création et nous invite à mieux comprendre et maîtriser le monde au lieu de le fuir. Elle permet de s’approprier l’histoire, contrairement à un film où l’on assiste à la vision du réalisateur. Les élèves doivent savoir lire pour réussir leur scolarité. C’est la première des priorités car cela conditionne l’accès à tous les domaines du savoir dont le champ s’élargit sensiblement au collège.

(Blog Les Etudiants) 

 

 écriture

L’acquisition de l’écriture par l’enfant est une étape essentielle de sa vie scolaire. Elle couvre une période correspondant à la fin de la scolarité pré-élémentaire et au début de la scolarité élémentaire. Elle est le support de la plupart des apprentissages scolaires. Elle demeure par la suite un moyen privilégié d’expression et de communication.

1. Les fonctions de l’écriture (Liliane Lurçat Psychologie scolaire)

L’écriture remplit un certain nombre de fonctions qui se situent à différents niveaux de l’activité, du plus subjectif au plus objectif.

Elle est, fondamentalement, une activité individuelle au même titre que le langage. Elle constitue pour celui qui la possède un certain rapport au monde et à soi-même (1).

C’est parce qu’elle est une activité individuelle qu’elle devient un moyen d’expression. Quand l’écriture est suffisamment automatisée, on peut la reconnaître comme on reconnaît la voix ou le visage d’une personne. L’expression dans l’écriture fonde les études graphologiques. L’acquisition de l’écriture constitue également une acculturation. L’écriture présente des caractéristiques nationales signalées par les historiens de l’écriture (2). Les tracés individuels révèlent les traits personnels de celui qui écrit ainsi que des particularités culturelles.

L’écriture est un moyen d’élaboration du sens. Parler et écrire constituent deux modes d’élaboration différents et complémentaires. En fixant la pensée, l’écrit oblige à formuler et à préciser ce qui ne peut être que suggéré dans l’oral. Dès lors, l’habitude d’écrire fortifie et entraîne l’exercice de la pensée conceptuelle. L’évolution du langage écrit dépend de l’évolution de la pensée. La syntaxe de l’écrit est plus souple, plus profonde, plus complexe que celle de l’oral.

L’écriture est un moyen de communiquer. C’est sa fonction la plus évidente et la plus banale.

 

Publié dans : 1 PRESENTATION | le 1 février, 2015 |Pas de Commentaires »

2 Théâtre de lecture

lecture

(Texte à paraître : Les crabes érudits)

Qu’est-ce que le théâtre de lecture ?  (d’après Alliage Editeur)

Le théâtre de lecture est avant tout un jeu. On lit pour jouer un rôle, pour raconter une histoire à d’autres personnes.

Développer les habiletés

Les élèves qui pratiquent le théâtre de lecture deviennent naturellement de meilleurs lecteurs. Les recherches sur le cerveau et l’apprentissage démontrent que plus un enfant est actif dans sa démarche d’apprentissage, mieux il apprend. Interpréter un rôle exige l’implication totale du comédien qui se glisse dans la peau du personnage et lui donne vie en lisant le texte. D’où les bons résultats observés par la pratique de l’activité. Même ceux qui n’aiment pas la lecture manifestent spontanément leur enthousiasme et prennent part à l’activité avec conviction.

Chez la personne du troisième âge en plus des bienfaits apportés à la mémoire, le théâtre de lecture qui ne fait pas appel à l’expression corporelle permet en toute tranquillité de développer la confiance en soi, de lutter contre la solitude et de créer des liens avec d’autres personnes.

Améliorer la fluidité

Le contexte oblige aussi le lecteur à développer des habiletés qui améliorent sa fluidité et sa compréhension. Contrairement à la lecture individuelle, le théâtre de lecture évolue dans un contexte social. Le sujet prépare son texte pour le lire à un public. Aussi il s’efforce d’être à la hauteur du rôle qu’il doit dire et de bien se faire comprendre de ses auditeurs.

Une activité rentable

En raison du niveau élevé de motivation que suscite le théâtre de lecture, le temps qu’on y consacre rapporte énormément sur le plan des connaissances acquises. Trente minutes consacrées au théâtre de lecture se sont avérées trois fois plus rentables que la même durée consacrée à une activité traditionnelle.

Textes

Créés et adaptés par Charles-Henri MARICEL-BALTUS, ils seront publiés sur ce site au fil de l’eau. Ils sont destinés à tout public mais est particulièrement recommandés aux élèves du troisième cycle (CM1/CM2) qui doivent absolument maîtriser la lecture avant d’entrer au collège.

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Le frère noël

noël aux antilles

 

Ce texte  met en scène un inconnu qui venu de nulle part va, la nuit de noël, faire la rencontre de 2 enfants sur sa route. Ces derniers étaient partis chercher du secours pour soigner leur grand-mère malade. L’inconnu va les entraîner dans un voyage imaginaire au cours duquel ils croiseront d’abord la richesse puis la pauvreté avant d’atterrir sur leur lit. Le lendemain à leur réveil, ils auront le plus grand mal à démêler le rêve de la réalité.

Cette histoire de noël inédite est à lire à plusieurs en théâtre de lecture. Les enfants acteurs plutôt que spectateurs apprécieront.

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Le frère noël

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Bas les masques

 mas

Adapté pour le théâtre de lecture, « Bas les masques » est un conte de carnaval qui relate l’histoire d’un frère et d’une sœur, forcés de mettre sur leur visage des masques pour lesquels ils éprouvent une peur instinctive. Aussitôt  masqués ils vont faire un voyage dans le temps qui les feront passer du début du vingtième siècle à notre époque où des aventures tant dramatiques que cocasses les attendent.

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Bas les masques

 

Publié dans : 2 THEATRE DE LECTURE | le 20 janvier, 2015 |Pas de Commentaires »

Causerie

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Le lundi 25 janvier 2015, la section de Saint-François du club des retraités de la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale) a reçu Charles-Henri MARICEL-BALTUS, autour de son dernier roman « La vie au fil des temps ». Il s’agit d’un roman d’anticipation qui projette le lecteur dans une vision de la Guadeloupe des années 2030.

Une trentaine de personnes ont participé à cette rencontre. Madame GALLERON, la responsable de cette association, en parfaite maîtresse de cérémonie,  a fixé les règles du jeu. Les membres qui avaient à peu près tous lu le livre, dans un premier temps échangeront sur leurs ressentis tandis que l’auteur écoutera mais n’interviendra pas.

En résumé, le style d’écriture en fait un roman fort agréable et donc facile à lire. Les lecteurs n’ont pas eu de difficultés à se retrouver dans cette histoire qui se déroule en Guadeloupe et dont les prémices sont déjà perceptibles pour bon nombre d’entre eux. Des conversations entrecoupées d’extraits du livre ont permis de parcourir ce dernier en 2 étapes.  D’abord de 2034 à 2037 pour passer du chaos à l’espoir dans une société qui n’a d’autre issue que de se prendre en main. Ensuite par le truchement de l’imaginaire, dans un futur lointain, se retrouver face aux habitants de Kòlbo réduits à vivre sous terre à cause du soleil devenu mortifère. Une rencontre embarrassante car à l’instar de Taali le personnage principal du roman, notre génération ne peut échapper à  sa culpabilité dans cette « planétricide ». Cette partie du roman a suscité de nombreuses interrogations concernant le mode de vie de ces habitants troglodytes qui renvoient l’humanité à ses débuts.   

Charles-Henri MARICEL-BALTUS a ensuite pris la parole. S’il a apporté quelques éclaircissements au débat, il a le plus souvent confirmé les points de vue exprimés. Il a conclu en soulignant sa volonté de conscientisation d’une société qui selon lui s’étourdit dans les préoccupations du présent et se soucie peu de l‘évolution du monde en plein bouleversement dans tous les domaines.

La rencontre s’est terminée par une séance de dédicaces, suivie d’un pot de l’amitié.

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Livre disponible à la FNAC: http://recherche.fnac.com/ia793318/Charles-Henri-Maricel-Baltus

Publié dans : 3 EVENEMENTIEL | le 26 janvier, 2016 |Commentaires fermés

Médiathèque de Vx-Habitants

affiche

Le vendredi 12 juin 2015 Charles-Henri MARICEL-BALTUS a présenté « La vie en face », le deuxième roman de sa trilogie romanesque sur l’évolution de la société guadeloupéenne.

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La petite salle de la médiathèque de Vieux-Habitants, organisatrice de la manifestation, n’a pas fait foule mais a accueilli un public généreux et sympathique.

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Le débat était conduit par Frantz GERAN qui avait à l’évidence fait un intéressant travail de recherche sur l’auteur. Le décor fut planté par une courte biographie de l’intéressé et un survol de son œuvre. Le public a pu ainsi suivre Charles-Henri MARICEL-BALTUS dans sa quête de sens  à travers les cultures de l’humanité.

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Le roman fut ensuite ouvert et présenté en trois parties conformément à l’organisation de l’ouvrage. Un bref résumé et des lectures d’extraits suivis d’un débat souvent animé a permis, en à peu près 2h, de traverser du début à la fin un récit d’actualité et parfois philosophique.

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-          La tragédie de Maud a soulevé de nombreuses questions sur les dangers d’internet pour un public non averti sans pour autant remettre en question l’utilité d’un tel outil à notre époque.

-          Le voyage de Talli en Terre Sainte et son questionnement sur le sens de la vie ne pouvait en période de doute, laisser l’auditoire indifférent.

-          L’auteur n’a pas eu de mal à entraîner l’assistance dans ses interrogations sur la société guadeloupéenne et en particulier sur son devenir.

Après une intervention de Mme DANDE représentant la municipalité, Marga LETIN la Directrice de la Médiathèque a clôturé la soirée  en remerciant chaleureusement tous les participants à cette manifestation.

Bibliographie

Nombre de personnes ont voulu aller plus loin en se procurant les ouvrages de l’auteur.

Publié dans : 3 EVENEMENTIEL | le 10 juillet, 2015 |Pas de Commentaires »

Tèt kolé

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L’association La Luciole présente « Tèt kolé » la dernière pièce de Charles-Henri MARICEL-BALTUS mise en scène par Harry BALTUS assisté de Nelly BOROMEE

En à peu près une heure trente, dans une ambiance complètement désopilante cette comédie-dramatique vous entraînera à l’intérieur de la société, là où d’ordinaire on se contente de surfer sur l’info médiatique.

Dans une famille un peu déjantée une adolescente, Marly, tente en vain de se faire entendre des siens. Mais seule la rue fera écho à ses appels. Elle glisse et dérape. D’élève en difficulté elle devient délinquante malgré elle. Sa défunte grand-mère semble désormais la seule  à pouvoir l’arrêter dans sa chute mortelle. Mais y parviendra-t-elle ?

Pour tout savoir je vous invite à découvrir cette pièce, à la fois comique et tragique et qui de ce fait donne du plaisir tout en suscitant la réflexion au sujet de problématiques qui sont au cœur de notre société.

La Luciole vous attend, le vendredi 1er mai à 19h à l’espace Yves Rémy à Pointe-Noire, le vendredi 8 mai au Ciné-Théâtre du Lamentin, le samedi 16 mai à la salle Georges Tarer à Pointe à Pitre, le mardi 19 mai à la salle Robert Loyson au Moule, le vendredi 29 mai à l’Auditorium de Basse-Terre.

Pour satisfaire aux nombreuses demandes exprimées par la population de Pointe-Noire, Tèt Kolé revient à l’espace Yves REMY le mercredi 8 juillet 2015 à 19 heures.

Vous pourrez découvrir ou redécouvrir les comédiens dans leur rôle respectif :

Neddys DESCOTEAUX, Marly une adolescente

Rosiane JEAN-VOLDEMAR, la mère Doun

Hellin ANGOLE, le père Kòk

Girard JEAN-VOLDEMAR, konpè Wowo un ami de Kòk .

Jean-François ANNEROSE, un jeune en difficulté

Yasmine BALON, Flòr une jeune en difficulté

Ali GAMIETTE, Blokoto un ami de Kòk

Roger MARECHAUX, le Principal

Ingrid BOMBO, le professeur

Turenne RAABON, le commissaire

Alex ALIANE, le médecin

Lucienne JEAN, la grand-mère

La troupe

Publié dans : 3 EVENEMENTIEL | le 29 avril, 2015 |Pas de Commentaires »

La Luciole 1964-2014, 50 ans de lumière.

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Au temps où les dieux aménageaient la Terre, tandis que l’Amérique s’étirait entre les deux pôles, telles des épines dorsales d’un poisson corallien, un chapelet d’îles se dressa à la surface des eaux pour former le bassin des Caraïbes.

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Papillon sculpté par quelque sirène amoureuse, Karukéra déploya ses ailes exhibant aux yeux des mondes la corniche d’or, étrenne du Dieu Soleil. Des roches couleurs d’ébène, semence de volcans en chaleur, s’incrustèrent dans l’écrin forestier riche des essences telles que, mahogany, acajou rouge, courbaril, résolu, laurier rose qui en nombre se dressaient majestueusement pour recevoir l’élixir solaire. Une eau cristalline émergeant des entrailles de la terre donna naissance à une palette de rivières qui de Petite-Anse à Colas s’évertuèrent à rendre la terre fertile. La mer pour se reposer enchâssa dans la côte rocheuse des lits de sable fin. L’Eden pointe-noirien était prêt à accueillir ses premiers hôtes. Le tapé et le scieur de long s’installèrent en maître des lieux.

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Une myriade de lunes plus tard à la faveur des tsunamis historiques sur les rives de l’île aux belles eaux, des hommes furent rejetés. Amérindiens échoués, Européens accostés, Africains déchargés, Indiens transportés. Un « zagalakatéléman » racial que le temps s’échina à mélanger pour former un peuple métissé. Pointe-Noire, Eden pour certains, Hadès pour d’autres mais Terre Promise pour tous se mit en quatre pour accueillir tous ses enfants.

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A force d’agitations le mélange finit par se dissoudre dans une vapeur post-esclavagiste et forma ici et là quelques lueurs évanescentes. Quelques « sosyétés » telles que l’holliday’s club, l’aurore, le Foyer culturel, la société sportive pointe-noirienne et quelques autres eurent le mérite de jeter sur  des consciences groggys les premiers éclats lumineux sans toutefois provoquer l’aurore culturelle espérée.

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Au début des années soixante tandis qu’à l’Ouest une étoile se levait pour guider quelques pionniers de la communauté sportive, un klendenden monta de la savane. Il jetait tout autour de lui des étincelles de culture créoles perforant l’obscurité coloniale et annonçant l’aube culturelle que tous inconsciemment attendaient. Ainsi naissait La Luciole.

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Comme pour tout nouveau né, il fallut des géniteurs. Louise Perrier-Latour, Yves Rémy, René Philogène, André Garnier, Max Rancé avec d’autres prirent conscience de la nécessité d’agir pour tenter d’homogénéifier cette société composite. Ils imaginèrent un liannaj culturel et devinrent ainsi les parents fondateurs de la Luciole. L’acte de naissance fut dressé le 11 juillet 1964.

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Encouragé par ses pères, la nouvelle venue s’anima et vola de création en création pour tantôt adoucir les cœurs, tantôt éclairer les esprits. Ceux qui l’avaient conçu espéraient dissiper l’obscurantisme qui parfois enveloppait les communautés. Des activités culturelles virent le jour. Après-midis récréatives, soirées dansantes, défilés carnavalesques et sorties, surprirent plus d’un puis émerveillèrent bon nombre avant d’entraîner la foule. La Luciole devenant populaire s’émancipa. Des expositions mettant en lumière l’artisanat local telles que la peinture, la photographie d’art où même le journalisme, réveillèrent des talents jusque là en hibernation dans des âmes assoupies.

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Si la Luciole est le fruit d’une réflexion commune, un homme va particulièrement contribuer à sa réussite. De Président il devint père en faisant d’elle sa fille. Pendant plus de trente ans il l’accompagna à tous ses rendez-vous, aussi bien culturels que sportifs, en se dépensant sans compter pour l’emmener de succès en succès. Vous l’avez tous reconnu. Il s’agit bien sûr du Président Yves Rémy qui nous accueille et auquel on ne peut s’empêcher de faire un petit clin d’œil.

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Yves REMI et René PHILOGENE firent de l’émancipation de l’homme guadeloupéen la raison d’être de la Luciole. Hommes aux tempéraments complémentaires ils s’employèrent à sortir des sentiers battus en innovant avec des actions qui pouvaient déranger quelques uns, confortablement installés sur leur chaise à porteurs. Ce fut particulièrement le cas dans le domaine culturel où il fallut défricher la pensée collective pour planter de nouvelles idées. C’est ainsi qu’à une époque où nous étions encore arrière petit-fils de gaulois, ils contribuèrent à faire entrer l’histoire de la Guadeloupe dans la société à travers des manifestations telles que le théâtre. La pièce  « Menm baye, menm konba », écrite et produite par René PHILOGENE en est une vivante illustration. Cette pièce qui relate une période majeure de l’histoire de la Guadeloupe arracha de l’ombre de la colonisation la figure emblématique du colonel Delgrès  dont l’épopée en émut plus d’un. Des représentations telles des coups de projecteur sur la conscience collective furent données dans diverses villes du département. Le succès finit par déborder notre île pour atteindre les rives de la Martinique. Au fil des représentations des anecdotes avaient fleuri, certaines plus pimentées que d’autres, surtout lorsqu’elles tournaient autour des feu Gros Jacques ou autre Bardochan.  Aujourd’hui encore, il n’est pas rare qu’un reflux fasse remonter de quelque entraille un hoquet picotant.  Nos défricheurs de conscience avaient fait d’une pierre deux coups. Par le truchement du théâtre, ils avaient sortis des sous bois coloniaux les pères mêmes de la liberté, et de la rue, les anonymes qui allaient les représenter. Quelques années plus tard avec « Sonjé », autre interprétation historique, de nouvelles graines d’acteurs sont venues enrichir le terroir. C’est ainsi que Laura PERRIER-LATOUR fut révélée au public dans le rôle de la « Mulâtresse Solitude ». Mais emportés par leur élan, nos pionniers n’en restèrent pas là. Avec d’autres ils caressèrent l’idée de faire sortir la Guadeloupe de son isolement dans la Caraïbe. A une époque où la plupart des chemins qui partaient de Guadeloupe menaient non pas à Rome, mais à Paris, ils prirent l’initiative de tracer quelques raccourcis dans le bassin caribéen. Des barrières artificielles, tombèrent le temps d’une rencontre sportive ou culturelle avec un voisin anglophone. Dans le même temps des passerelles relièrent les imaginaires permettant de découvrir à travers l’adaptation théâtrale une œuvre telle que « Gouverneur de la rosée » de l’Haïtien Jacques Roumain.

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Mais la Luciole, esprit précoce après une émancipation culturelle rapide dévoila très tôt ses capacités physiques à travers l’expression sportive. Dans sa frénésie elle toucha à différents ballons mais se saisit d’un seul. Guidée sans doute par quelque dieu du sport elle préféra le basket à d’autres disciplines telles le volley-ball ou le hand-ball. Dès 1967, la première équipe masculine voyait le jour avec des joueurs tels que Gérard Perrier-Latour, Edouard Rousseau, Roland Désirée, Max Rancé, Alain Rancé, Guy Haguy, Julan Jolo surnommé Poppy, Georges-Henri Iscaye dit Toto, Jacques Labry et quelques autres. José MISHER qui ne craignait sans doute pas d’incarner l’esprit du kledenden accepta de prendre la direction de ce rassemblement pour le mener vers des lendemains qui chantent. Et de fait, gravissant les marches plus vite que prévue l’équipe, l’année suivante remporta un tournoi organisé par la ligue de basket et passa dans la division supérieure. Peu de temps après une équipe féminine lui emboita le pas. Mesdemoiselles Marie-Cécile Cayol, Jacqueline Rousseau, Josiane Perrier-Latour, Marie-Louise Rousseau pour ne citer que celles-là expérimentèrent à leur tour l’ivresse de la compétition.

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S’abreuvant des années qui s’égouttaient la Luciole s’épanouit jusqu’à s’imposer dans le paysage du basket-ball guadeloupéen, jalousement gardé par une élite citadine. Dans les années quatre-vingt, les frères Rousseau imposèrent leurs empreintes au club. Celui-ci alors tutoya les sommets avant de s’y poser en 1988, année où il gagna tout ce qui tout ce qui avait été organisé. Le championnat de la Guadeloupe, la coupe de la Guadeloupe et la coupe France-Antilles étant parmi les plus convoités. Un des joueurs emblématiques « Bozo » alla même jusqu’à déclarer « menm sé on pòt a yaout yo mèt en jé nou sèten gagné-y ». C’est d’ailleurs cette année-là que, pour la première fois, une équipe antillaise remportait une victoire sur le territoire national à Saint-Aman Les Eaux. Il s’agissait de la phase finale du championnat de France de national 4. La Luciole sortit à la troisième place et ouvrit du même coup un passage transatlantique au basket-ball guadeloupéen.

Entretemps José MISHER  appelé à d’autres occupations avait été remplacé par Calvin BRYANT mais les victoires telles des perles continuèrent à s’enfiler dans le temps qui s’allongeait tandis que la vitrine du club s’emplissait de l’éclat des mille feux que projetaient les coupes qui se multipliaient avec les années.

En ce cinquantième anniversaire voulant sans doute nous rassurer quant à l’avenir du club, les équipes sportives ont marqué la saison 2013 – 2014 d’un faisceau d’empreintes victorieuses. Chacun est allé de son éclat lumineux, de l’école de basket masculin jusqu’aux séniors qui sous la direction de Guy Rousseau ont terminé premier du championnat de deuxième division et ont signé d’ores et déjà leur retour en division excellence.

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La maturité culturelle atteinte, ses créations se diversifièrent allant jusqu’à déborder Pointe-Noire pour se répandre dans l’archipel guadeloupéen. Entretiens-débats, rencontres littéraires, dîner poétique ont été créés, imprégnant espaces public et privé d’un halo culturel. Mais dans ce foisonnement artistique le théâtre se maintint toujours à la bonne place. Au milieu d’une riche production, « La vie en face », une adaptation du roman de Charles-Henri MARICEL-BALTUS par René PHILOGENE connut en 2010 un succès régional. Avec une pièce en moyenne par an et un accompagnement privilégié de l’Artchipel, la Luciole devint une pépinière de nouveaux talents. Aux côtés des comédiens se sont élevés des écrivains et des metteurs en scène telles Ghislaine BISSECK ou Nelly BOROMEE-MIGEREL.

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Après une trentaine d’année passée à la tête de la Luciole et 2 faux départs Yves REMY, sans doute la mort dans l’âme choisit de se mettre en retrait. Et la Luciole, telle une orpheline dut s’habituer, non sans mal, aux  successeurs de son père de président, près d’une dizaine en 20 ans. Parmi eux Lucette COGNET, la seule femme qui en exerçant de 1994 à 1996 resta dans la moyenne et marqua de son empreinte féminine son passage à la tête de l’association.  D’autres nous regardent aujourd’hui de loin. C’est le cas de Jean-Elie BARDOCHAN et de Claude GAUTHIER qui cheminent dans l’autre monde aux côtés d’Yves REMI … Joseph SALMIER, Raoul CETOUT, Josée NEREE, Michel GREGOIRE, Tony SINIVASSIN et Xavier DESPLAN viennent compléter une enfilade de Présidents qui, chacun à son rythme, a su mener contre vents et marées, la Luciole jusqu’en 2014 pour nous faire vivre ce cinquantième anniversaire.

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50 ans c’est l’occasion pour nous de marquer le pas et de prendre un temps de réflexion. En1964, l’année de naissance de notre association l’homme guadeloupéen avait un impérieux besoin de se construire. Arrière petit fils d’esclave il avait, malgré lui, accumulé beaucoup de retard par rapport à la marche du monde. Sachant assez mal d’où il venait, il lui était alors impossible de connaître où il était et encore moins où aller. Aujourd’hui il a résolu deux de ses problèmes. Il sait d’où il vient et à peu près où il est. Dans cette nécessaire quête identitaire, la Luciole peut se réjouir de lui avoir donné un discret « palkonduit »

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Si aujourd’hui notre passé s’est éclairci, notre futur est toujours aussi opaque qu’au début si ce n’est davantage. Pris dans la dynamique d’un monde en déboulé nous fonçons à tombeau ouvert vers on ne sait quelle destination. Etourdit par les plats de pacotille qui nous sont servis à tour de bras, nous semblons aveugle à nos richesses naturelles et encore davantage aux menaces qui pèsent sur elles. Dans notre Eden créole où à l’origine le fruit défendu ne semble pas avoir pris racine, il est grand temps de nous lancer dans une chasse au trésor afin de cueillir les merveilles de la vie qui pourraient largement suffire à notre bonheur.

Si le klendenden veut bien nous servir de guide dans l’exploration de notre Cité d’Or, par ces temps d’éblouissement virtuel, ses petits éclats lumineux naturels seront la bienvenue.

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Programme

RETOUR

Charles-Henri MARICEL-BALTUS (04/07/2014)

Contribution photographique: Edouard P-LATOUR

 

 

Publié dans : 3 EVENEMENTIEL | le 12 juillet, 2014 |Pas de Commentaires »

Dédicaces

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Ma première rencontre avec le public des librairies a eu lieu le samedi 7 juillet à la « librairie Encre Marines » à Basse-Terre.

J’ai fait le choix de démarrer la promotion et la diffusion de mes livres en pleines vacances scolaires, plutôt que d’attendre la rentrée littéraire au mois d’octobre. Il est vrai qu’à cette période de l’année, en général, les gens sont attirés par des manifestations plus festives ou sont davantage préoccupés par l’achat des livres scolaires, mais je crois qu’il n’y a pas de temps pour les livres. Les séances de dédicace se poursuivront durant le mois d’août, le 4 à la librairie Antillaise au centre commercial Destreland et le 11 à la papeterie Perrier-Latour dans la commune de Pointe-Noire.

Ces ouvrages qui complètent ma trilogie sur la vie et la société sont porteurs d’idées nouvelles qui contribuent à la construction de la pensée guadeloupéenne et j’espère à notre devenir.  Il convient, dès à présent, de leur tracer un chemin pour qu’ils soient aux rendez-vous de la prochaine année littéraire.

Comme il fallait s’y attendre, il n’y avait pas foule, mais en regardant les choses du bon côté, ce débit a favorisé l’échange entre l’auteur et les visiteurs.

Les photos qui immortalisent cet évènement sont l’œuvre d’Héric Richard de StudioH.

RETOUR

 

 

Publié dans : 3 EVENEMENTIEL | le 6 août, 2012 |Pas de Commentaires »

Potomitan

PRESENTATION

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Potomitan est une fresque théâtrale et musicale en 5 actes qui met en scène la société guadeloupéenne. Celle-ci,  à travers la vie d’un quartier, se raconte devant le « lolo » de Man Sya. D’abord, avec les hommes qui au cours de leurs parties de dominos mesurent leurs verbes et échangent leurs vocabulaires. Ensuite, avec les femmes qui profitant de quelque achat, sèment à tous vents leurs cancans. Les plus jeunes qui ne sont pas en reste, viennent également y régler leur compte.

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Man Sya est devenue, au fil du temps, le témoin indirect de tous les évènements et le réceptacle de toute une communauté. En maîtresse femme, elle se donne beaucoup de peine pour tenter de maintenir ce bout de tissu communautaire, que des accrocs de toutes sortes et de nouvelles habitudes de consommation détériorent chaque jour un peu plus. Elle est aussi une sorte de mémoire vivante qui en nostalgique du temps passé, ne cesse d’opposer les scènes de vie d’autrefois aux modes de vie d’une société dans laquelle, elle est aussi actrice malgré elle.

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Avec la grossesse de la petite Gréta, tout juste 16 ans, les évènements vont s’accélérer au rythme des marchandes de cancans et des règlements de compte.  Cette grand-mère qui n’a pas toujours choisi ses rôles, est propulsée sur le devant de la scène. Si les années, passant, lui ont enlevé une large part de son énergie, son courage semble être resté intact. Et il va lui en falloir, pour désamorcer des situations explosives, renvoyer dos à dos des marchandes de cancans avec leurs marchandises, transformer un agent d’intervention EDF en secouriste providentiel et faire appel à son savoir de « matwon ». Mais c’est en véritable oracle des temps modernes qu’elle va réellement se révéler, en empruntant aux aînés disparus, tantôt sa voix, tantôt ses pensées transformées, pour la circonstance, en tableaux vivants. Elle exprime ainsi son rêve d’entraîner la communauté à bâtir une société, certes moderne, mais intégrant les vraies valeurs de la vie. Celles qui se transmettent de génération en génération. Cette société, pense-t-elle, sera capable de fondre dans le même moule, nègres, indiens, « ti blancs » et « chaben » à l’image de leur histoire. Elle sera aussi capable de faire vivre ensemble, jeunes et moins jeunes. Plus qu’une maîtresse femme, Man Sya s’érige en « potomitan » du quartier pour empêcher la désintégration de la communauté. 

Cette fresque comprend: une pièce de théâtre en 5 actes mettant en scène une quinzaines d’acteurs, un éventail de 4 poèmes classiques et d’un texte en slam; un répertoire de chants et de musiques aux couleurs des Antilles; des spectacles de danses évoquant des scènes de vie d’hier et d’aujourd’hui; des peintures s’adaptant aux différents environnements évoqués.

EXTRAIT

  1. Lizette : Venez vendre ! (Pas de réponse. Elle insiste)….  Tototo (avec une pièce sur le comptoir) ! Man Sya, venez vendre ! (en élevant la voix)
  2. Man Sya : Mais donne-moi le temps d’arriver, tonnerre de Dieu ! Lizette, c’est toi qui fais tout ce boucan là !
  3. Lizette: Je suis pressée. J’ai laissé une viande sur le feu.
  4. Man Sya : Les enfants ne sont pas là alors ?
  5. Lizette : Les enfants ! … Hmmm. Ils passent leur temps entre 2 boites. Quand ils ne sont pas devant une télé, ils sont derrière un ordinateur. Si je n’avais pas l’œil sur tout, la maison aurait certainement déjà pris feu.
  6. Man Sya : De grands enfants comme ça ! Qu’est-ce qu’il te fallait ?
  7. Lizette : Je viens pour faire mon colombo, et je me rends compte que je n’ai plus de  massalé  à la maison !
  8. Man Sya : Je n’ai que de la poudre à colombo. Tu en veux ? 
  9. Lizette : Oui, ca ira et pendant que je suis là, (en baissant la voix) je vais prendre aussi une bouteille de rhum pour Fafa et une part de « doukoun ».

Man Sya disparaît au fond du lolo. Le temps s’écoule pendant lequel Lizette manifeste des signes d’impatience. Man Sya revient enfin avec sa commande qu’elle lui remet contre quelques pièces de monnaie.

(Elle part, fait quelques pas avant de faire demi-tour et en se penchant sur Man Sya)

      10.  Lizette : Tu es déjà au courant pour la fille de Mirta ?

 

  

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Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

Kréyasyon an driv

 

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Le dimanche 18 mars à la villa Louisor à Cayenne Saint-François, l’association « Vwaéko », dans sa toute nouvelle «  Kréyasyon an driv« , avait organisé un déjeuner littéraire, théâtral et musical. Cette manifestation, originale consiste à mettre en scène et en musique des œuvres d’artistes invités. Ils étaient deux écrivains ce jour-là, Wilfrida Sainsily-Tannous et Charles-Henri Maricel-Baltus pour baptiser le nouveau-né.

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Une troupe, d’une dizaine de comédiens conduits par Lyssie Frémon, a présenté des sketches et plusieurs montages en  lecture-théâtre. Ces numéros étaient tirés

•  Des ouvrages de Wilfrida Saincily :

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-          Ma première vie dans lequel l’auteur, à travers son personnage Dounia, met l’accent sur la richesse de l’homme caribéen avec ses origines multiples .  

-          Tendresse et douceur. Un recueil de poèmes dans lequel la poétesse invite le lecteur à débusquer, derrière la fragilité de la vie et la beauté de l’univers, la vérité nichée au cœur des choses simples, telle une fleur épanouie. Ces poèmes, incarnés par les divers tableaux présentés par Vwaéko, ont enchanté l’assistance.

-          Celle d’après  est une émouvante histoire d’amour et en quelque sorte un chant de vie et d’espoir face à la maladie.

 

• Du troisième roman de la trilogie sur la vie et la société guadeloupéenne de Charles-Henri Maricel-Baltus

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-          L’auteur à brièvement présenté les deux premiers ouvrages: D’une vie à l’autre et La vie en face. Ils évoquent respectivement les décennies 1960 et 2000 avec leurs réalités sociales. Dans le livre 2, on trouve un début de réponse aux questionnements du livre 1 sur le sens de la vie.

-          La vie au fil des temps, le troisième ouvrage de la trilogie, a fait l’objet d’une remarquable présentation sous forme de lecture-théâtre. Qu’il s’agit des difficultés économiques, sociales et politiques qui secouent la Guadeloupe dans les années 2030, ou de la rencontre de Taali avec les hommes du futur où même de la difficile mais nécessaire marche  vers l’émancipation, la metteuse en scène a parfaitement réussi l’adaptation, et les comédiens ont montré l’étendue de leurs talents. Ce roman sortira au mois de mai.

-          Pawol à pyébwa, une petite pièce de théâtre écrit par Chh Maricel-Baltus et mise en scène pour l’occasion, a émerveillé les spectateurs.

Le public, à travers ses applaudissements nourris, a témoigné sa satisfaction. On peut conclure que pour un coup d’essai ce fut un coup de maître, et que Kréyasyon an driv est un beau concept pour faire la promotion d’artistes locaux. On ne peut que lui souhaiter une riche progéniture et une longue vie.

Je terminerai par un clin d’œil au cuisinier de la villa Louisor qui a su enchanter les papilles gustatives des convives.

 

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Publié dans : 3 EVENEMENTIEL | le 1 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

Salon du livre de Saint-Martin (8è Ed.)

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Du 3 au 5 juin 2010 s’est déroulé le « Book fair » de Saint-Martin, une manifestation organisée sous la coordination de Shujah REIPH avec la participation de la « house of Nehesi  Publisher », « the University of Sint-Maarten » et the « Sint-Maarten Tourist Bureau » ainsi que la collaboration conjointe de  la Collectivité de Saint-Martin et the « Island Territory Sint-Maarten ».

Ce salon a réuni des femmes et des hommes de lettres issus de différents pays et territoires des Amériques, tels que, Christian Campbell du Canada (Toronto); Carolyn Cooper de la Jamaïque; Quito Nicolas d’Aruba; Hérard Jadotte d’Haïti;  Lasana Sekou de Saint-Martin; Max Rippon, Georges Cocks et Gény Cointre de la Guadeloupe et plusieurs autres auteurs.

Invité pour la première fois à ce salon en tant que poète et écrivain, en usant avec quelques difficultés de la langue de Shakespeare, j’ai eu le plaisir tout de même d’échanger avec divers auteurs caribéens.

Comme on peut le supposer, ayant partagé pendant des  siècles la même histoire, nous avons une base culturelle commune que l’on retrouve aisément dans nos diverses créations et qui se révèle dans tous nos échanges. Les différents  séminaires ont fait une large place à la négritude mettant ainsi en évidence, en ces temps de mondialisation, son intemporalité. Ses valeurs, en effet proches de celles de la vie, peuvent  constituer une bouée de sauvetage pour tous les peuples, sans distinction de race ou de religion, qui font naufrage dans l’océan de la globalisation. C’est tout naturellement que mon œuvre, basée sur le respect de la vie et l’émancipation de la culture caribéenne, a trouvé sa place dans cette rencontre littéraire.

Un point néanmoins m’a quelque peu troublé. C’est le sentiment de ne pas être complètement intégré dans cet espace caribéen. J’avais depuis très longtemps compris que notre attachement, mi-forcé, mi-intéressé, à la France nous avait éloigné de notre environnement naturel. Tourmenté par cette pensée, mes études terminées, à mon retour en Guadeloupe, j’avais alors  entrepris de voyager dans la région où j’avais découvert, avec une réelle surprise, l’exercice de la responsabilité. C’est à ce moment là que j’ai compris à quel point j’étais ignorant de l’histoire et de la géographie de ma région alors même que je pouvais aisément parler de celles de l’Europe. Aujourd’hui encore, même avec nos occasionnels échanges culturels et sportifs qui ont, bien sûr, le mérite d’exister, nous restons isolés dans  la Caraïbe. Le « book fair » m’a fait prendre encore davantage conscience qu’au moment où l’Europe semble avoir entamer  son déclin comme toutes les civilisations qui l’ont précédé, notre avenir est, sans nul doute, dans la Caraïbe. Mais cela passe, bien évidemment, par l’expérimentation de la responsabilité. Il convient, pour commencer, de trouver la formule la mieux adaptée au sein de la république, c’est-à-dire celle qui donne le réel pouvoir de s’assumer.

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Mais pour moi personnellement, le temps fort de cette manifestation c’est la matinée passée avec les élèves de CM2 de l’école de Sandy Ground. Ils avaient au préalable travaillé sur mon dernier roman « la vie en face ». Ils m’ont, le temps de cette rencontre, donner une leçon sur les étonnantes  capacité des enfants à apprendre à condition de savoir susciter leur intérêt et de bien les encadrer.  Dans cette école, ces 2 conditions étaient réunies pour mon plus grand bonheur d’écrivain. Ces élèves, à travers des maquettes, des dessins, des chansons, des questionnements ont fait une remarquable restitution des récits que comporte ce roman et ceci pour la plus grande fierté de leurs maîtresses.

imag0072.jpgimag0074.jpgimag0076.jpgimag0077.jpgimag0079.jpgimag0082.jpg 

Je n’oublierai jamais leur message à mon attention à travers une petite chansonnette dont on peut découvrir les paroles sur l’une des photos. Pour ma part s’il y a une  leçon à tirer de cette rencontre c’est celui-là: « Tout enfant formé avec les éléments de son environnement et bien encadré, est capable de prouesse« .

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Ce salon du livre a créé aussi des occasions de partage entre écrivains guadeloupéens  et c’est avec un réel intérêt que j’ai puisé dans l’expérience de max Rippon et le dynamisme de Georges Cocks.

I won’t end without thanking Shujah REIPH for his friendly welcome.

Charles-Henri MARICEL-BALTUS

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Publié dans : 3 EVENEMENTIEL | le 4 juillet, 2010 |Pas de Commentaires »
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